Qualifs CM 2018 : Paul Pogba, Laurent Koscielny et Kevin Gameiro ont marqué des points avec les Bleus

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Qualifs CM 2018 : Paul Pogba, Laurent Koscielny et Kevin Gameiro ont marqué des points avec les Bleus
Qualifs CM 2018 : Paul Pogba, Laurent Koscielny et Kevin Gameiro ont marqué des points avec les Bleus

En faisant le plein de points et de confiance face à la Bulgarie (4-1) et les Pays-Bas, l’équipe de France a montré, la plupart du temps, un visage séduisant durant la semaine internationale. A l’image de Paul Pogba, Laurent Koscielny ou encore Kevin Gameiro.

Enfin un match référence pour Pogba 

Avec le maillot bleu, Paul Pogba sera toujours attendu au tournant. Son transfert record, sa précocité et son talent indéniable suscitent beaucoup d’attentes. Parfois trop même, comme l’a reconnu Didier Deschamps à plusieurs reprises dans la semaine. C’est la rançon de la gloire. Et avec la sélection nationale, chacune de ses performances, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, entraîne des réactions parfois exagérées. Cette semaine internationale en est l’exemple parfait. Après son mauvais match contre la Bulgarie, certains voulaient voir le milieu de MU sur le banc. Trois jours plus tard et une performance aboutie à Amsterdam, le Tricolore a renversé les avis aussi vite qu’il crochète ses adversaires. Face aux Pays-Bas, il a brillé comme jamais avec l’équipe de France. Probablement parce que le joueur de 23 ans a joué avec plus de simplicité. Avec un peu moins de fantaisie et plus d’efficacité, l’ancien Turinois s’est mué en plaque tournante. Tous les ballons sont passés par lui. Jeu long, frappe de balle, implication défensive, justesse technique, il a régalé. Et il le sait : « J’essaye des choses, j’essaye de créer, de dribbler. Peut-être que j’en fais un peu trop mais on apprend en grandissant. J’avance, je grandis. » On attend maintenant la confirmation.

« Kosc the boss »

Le temps où il était discuté est révolu. Aujourd’hui, en charnière centrale, Laurent Koscielny est devenu incontournable. Peu importe l’adversité qui se trouve en face, le défenseur d’Arsenal éteint tous les attaquants qui s’aventuraient dans sa zone. Contre les Pays-Bas, il a été monstrueux dans tous les domaines. Maitre des airs, parfait dans l’engagement, et imprenable en un contre un, l’ancien Lorientais a brillé par sa puissance athlétique. Son entente avec Raphaël Varane continue de s’étendre et de séduire. Après des années d’interrogation en défense, il a fallu une hécatombe de blessures (Mangala, Zouma, Rami, Umtiti) pour se rendre à l’évidence : la France a trouvé sa charnière. Le débat est clos.

Gameiro, l’alternative offensive 

Cinq ans sans la moindre sélection, mais toujours la même soif de bleu. Avant son doublé fracassant contre les Bulgares, Kevin Gameiro a pas mal bourlingué. Il avait disparu des radars avant d’entrer incognito dans la liste des réservistes pour l’Euro. Mais aujourd’hui, l’attaquant de l’Atlético n’est plus une solution de rechange, c’est une option qui prend de l’importance. Son entente avec son coéquipier en club et leader en sélection, Antoine Griezmann, sert ses intérêts. Mais il faut aussi rendre à Kevin ce qui appartient à Kevin : son profil, celui d’un attaquant qui prend la profondeur n’existait pas dans le groupe de Didier Deschamps. Cela a fonctionné contre la Bulgarie, moins contre les Pays-Bas, notamment en seconde période quand les Bleus ont perdu le contrôle. Malgré tout et en l’absence d’Olivier Giroud et Karim Benzema, les GG sont devenus une arme offensive non négligeable pour DD.

Des latéraux qui montent... mais

Djibril Sidibé et Layvin Kurzawa ont débarqué il y a peu, mais ils ont déjà insufflé un vent de fraicheur sur les côtés. Après Bacary Sagna et Patrice Evra, les Bleus ont désormais des latéraux qui cavalent à toute vitesse dans les couloirs, qui participent au jeu, qui centrent... ça change. Le Monégasque et le Parisien ont montré qu’ils savaient aussi combiner avec les autres joueurs de côté (Kurzawa avec Payet, Sidibé avec Sissoko). Mais dans le repli défensif, il y a encore des progrès à faire. Layvin Kurzawa était trop souvent en retard en seconde période contre les Oranje. Rick Karsdorp, le latéral batave, a profité des courants d’air pour s’engouffrer dans les espaces. Idem pour Djibril Sidibé, qui malgré de meilleures aptitudes défensives, a parfois manqué de clairvoyance dans son placement. Ils doivent encore trouver le juste milieu pour attaquer et défendre avec efficacité.
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