Qualifs CM 2018 - Bleus : Trois mois, après le Stade de France rouvre ses portes à l'équipe de France

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Qualifs CM 2018 - Bleus : Trois mois, après le Stade de France rouvre ses portes à l'équipe de France
Qualifs CM 2018 - Bleus : Trois mois, après le Stade de France rouvre ses portes à l'équipe de France

Du 10 juillet dernier, il ne reste plus que quelques mauvais souvenirs que le temps suffira à chasser. Mais pour l’équipe de France, ce retour au Stade de France trois mois après la défaite en finale de l’Euro n’a rien d’anodin. Même si dans les discours, eux assurent être passés à autre chose, une victoire ce vendredi soir face à la Bulgarie permettrait de tourner complètement la page.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL AU STADE DE FRANCE  C’était il y a quasiment trois mois jour pour jour. Un but comme un coup de couteau, des scènes de liesse dans le camp adverse comme l’insupportable image de fin d’un mois de fête. Vendredi soir, l’équipe de France retrouve le Stade de France, trois mois après l’avoir quitté en détresse, battue par le Portugal en finale de l’Euro (0-1, a.p.). Le contexte, l’adversaire, l’enjeu, tout sera bien différent de cette soirée du 10 juillet dernier. Si elle évoque le douloureux souvenir de 1993, la réception de la Bulgarie n’a rien de sexy sur le papier. Pour preuve, de nombreuses places de l’enceinte dionysienne restent à pourvoir au matin de l’affiche. « Il y aura quand même 60 000 personnes. Peu d’équipes nationales le font. Il y aura beaucoup de supporters », tempère Didier Deschamps.

Lloris : « Il faut simplement tourner la page »

En trois ans, les souvenirs liés au Stade de France ont bien changé. Théâtre de l’acte fondateur de l’ère Deschamps en 2013 avec le barrage victorieux contre l’Ukraine, puis cible des attentats terroristes du 13 novembre, et enfin cadre de la cruelle défaite en finale de l’Euro. « C’est notre stade, on joue tous nos matchs de qualifications ici depuis des années. Il y a eu des moments heureux, le dernier ne l’a pas été, mais ça reste notre stade. On a nos habitudes, nos repères, c’est toujours un plaisir de venir jouer au Stade de France », rassure le sélectionneur. « Il faut simplement tourner la page, créer une nouvelle dynamique, complète Hugo Lloris en référence aux démons de la défaite contre le Portugal. A nous de mettre la bonne énergie sur le terrain pour que les supporters suivent. Il y a peut-être moins de considération des Français lors d’une phase qualificative, ça fait partie du jeu, mais ça n’enlève en rien notre volonté de nous surpasser. »

Les joueurs sont presque tous passés à autre chose

En un été, beaucoup de choses ont évolué chez les Bleus. La page Patrice Evra a notamment été tournée comme le symbole du début d’une nouvelle histoire. Mais pour la plupart, les hommes n’ont pas changé. L’Euro devait servir de point de départ d’une construction collective en vue de la Coupe du monde 2018 en Russie. Antoine Griezmann est devenu un patron malgré lui, Paul Pogba a changé de dimension avec un transfert mirobolant, Moussa Sissoko s’est offert une légitimité et Raphaël Varane a retrouvé sa place en charnière. Trois mois ont largement suffi aux Bleus pour tourner la page de l’Euro. Ce vendredi soir, il y a fort à parier que beaucoup d’entre eux n’auront même pas un pincement au cœur au moment de pénétrer sur la pelouse du Stade de France. Le but d’Eder et les images de Cristiano Ronaldo soulevant le trophée de vainqueur sont déjà loin, sauf peut-être pour André-Pierre Gignac, qui n’a jamais caché avoir été très marqué par cette triste fin de tournoi. Mais en leur qualité de compétiteurs, les joueurs français sont passés à autre chose. Sans doute plus vite que leurs supporters qui auront besoin d’une victoire vendredi soir pour exorciser le démon.
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