Qualifs CM 2018 - Bleus / Olivier Giroud : « C'est bien de l'entendre, mais il ne faut pas s'endormir »

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Qualifs CM 2018 - Bleus / Olivier Giroud : « C'est bien de l'entendre, mais il ne faut pas s'endormir »
Qualifs CM 2018 - Bleus / Olivier Giroud : « C'est bien de l'entendre, mais il ne faut pas s'endormir »

S’il se félicite du respect gagné par l’équipe de France au sortir de son Euro 2016 convaincant, Olivier Giroud ne veut pas tomber dans un excès de confiance qui aurait tout d’un piège. Surtout qu’il craint le chemin jusqu’à la qualification pour la Coupe du Monde 2018.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A CLAIREFONTAINE Olivier Giroud, comment avez-vous vécu les jours suivant la défaite en finale de l’Euro 2016 contre le Portugal (1-0 ap) ? Ça a été difficile, forcément, surtout la soirée. J’étais très déçu et sur le moment, j’ai craqué. Ça reste un souvenir un peu douloureux. Mais au final, on est très fier de ce qu’on a accompli pendant cet Euro. Il faut aller de l’avant maintenant. On regarde en direction de la Russie et de cette Coupe du Monde 2018. Ressentez-vous un changement de dimension suite au parcours réussi pendant l’Euro ? On est conscients du bel Euro qu’on a réalisé, même si on est des compétiteurs et qu’on aurait voulu la ramener à la maison. On est sur une belle dynamique, malgré la finale perdue. On reste sur de bons matchs, avec beaucoup de satisfactions dans le rendement collectif. J’ai l’habitude de dire que le football est un éternel recommencement et qu’il faut se remettre en question. C’est une nouvelle page de l’équipe de France à écrire. Il faut se qualifier pour la Coupe du Monde et ce ne sera pas facile, attention. Ça commence mardi et il va falloir bien débuter pour se mettre dans les meilleures conditions possibles pour la suite. Les Italiens ont pour la plupart estimé que perdre contre une grande équipe de France n’avait rien d’infamant. Est-ce symbolique du respect que vous avez gagné auprès de vos adversaires ? On a marqué les esprits. On était attendu, tout le monde me disait à Arsenal qu’on allait être parmi les favoris du tournoi. On l’entendait, mais on ne voulait pas en rajouter. On est contents d‘avoir pu assumer ce pseudo-statut. Mais il ne faut pas tomber dans un excès de confiance. On a réalisé un bel Euro, mais il est terminé et il a fallu se remettre dedans avec un gros match contre l’Italie (1-3). On l’a très bien fait, on a été appliqués et concentrés, même si tout n’a pas été parfait. On a posé pas mal de problèmes à cette équipe. Peut-être qu’ils disent qu’ils sont tombés sur une belle équipe de France parce qu’ils n’avaient jamais perdu à Bari. C’est sympa, c’est bien de l’entendre, mais il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers. Etes-vous touché par le soutien populaire qui entoure à nouveau les Bleus, certainement le plus fort depuis le début de votre carrière internationale ? Bien sûr, pour preuve les témoignages des Français cet été à notre égard. Tout le monde me disait : « Bravo, merci, félicitations », même s’il y avait toujours le même « si… ». On a rendu fiers les Français et ça nous rend fiers de ce qu’on a réalisé. C’est bien d’avoir le soutien populaire, on a besoin de ça, d’une France qui nous supporte.

Giroud : « Quand tu as la possibilité de t’exprimer, c’est plus facile »

Vous avez évolué en 4-3-3 en Italie après avoir terminé l’Euro en 4-2-3-1. Dans quel système vous sentez-vous le plus à l’aise ? Peut-être que si vous posez la question à Antoine (Griezmann), il préférera un 4-2-3-1. Pour ma part, c’est sûr qu’avoir un milieu offensif autour de moi, c’est mieux pour se trouver sur le terrain et essayer de combiner. Maintenant, quand Antoine joue sur le côté, il est amené à beaucoup rentrer dans l’axe. Peu importe le système tactique, il faut qu’il ait volonté de se mettre entre les lignes pour essayer de combiner avec moi. Avez-vous la sensation qu’Antoine Griezmann combine plus facilement avec vous quand il est positionné en soutien plutôt que quand il vient du côté ? Je ne sais pas, parce qu’il y a toute une défense à éliminer, il faut qu’il s’appuie et qu’il cherche des relais. Je ne connais pas les statistiques, je ne sais pas si on est plus efficaces en 4-3-3 ou en 4-2-3-1, mais on essaie toujours de trouver les solutions quand on est sur le terrain. Le système tactique, ce n’est pas à moi de le mettre en place. Tant que je suis sur le terrain et que je suis à 100%, je donne tout pour qu’on se crée un maximum d’occasions. Vous sentez-vous plus épanoui que jamais en équipe de France ? Une chose est sûre, c’est que je me sens bien au sein de cette équipe. Ça se voit sur le terrain, on vit très bien ensemble et ça reflète l’état d’esprit qu’il y a en dehors du terrain dans ce groupe. Sur le plan personnel, j’engrange de la confiance avec les buts, c’est bien. Je me sens de mieux en mieux. Quand tu as la possibilité d’être sur le terrain et de t’exprimer, c’est plus facile de prendre confiance, de continuer à progresser, de donner le meilleur de toi-même. Je me sens bien et je compte bien continuer ma série. Comment vivez-vous votre début de saison particulier en club avec Arsenal ? J’ai commencé la saison sur le banc parce que je suis rentré de vacances le 9 août. Le premier match, je n’étais pas dans le groupe. Le deuxième, je suis entré en jeu, avec dix jours d’entraînement dans les jambes, ça me parait plutôt logique. Le dernier, j’aurais dû entrer en jeu, mais il y a eu un blessé. Après deux semaines de préparation, un joueur ne peut pas être prêt, c’est pour ça que j’ai commencé sur le banc. Petit à petit, j’espère enchaîner les matchs et retrouver ma forme physique de la saison dernière. C’est juste une question de préparation, je ne me fais pas plus de souci que ça. Je suis en pleine préparation, je la peaufine encore en équipe de France. Propos recueillis par T.M. à Clairefontaine A voir aussi : > L'actualité des Bleus > L'actualité de la Coupe du Monde
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