Qualifs CM 2018 - Bleus : La Biélorussie, une formalité ? Sûrement pas

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Qualifs CM 2018 - Bleus : La Biélorussie, une formalité ? Sûrement pas
Qualifs CM 2018 - Bleus : La Biélorussie, une formalité ? Sûrement pas

A les entendre, les Français ne sous-estiment pas la Biélorussie avant de l’affronter à Borisov mardi en ouverture de la campagne de qualification pour la Coupe du Monde 2018. Et pour cause, les Bleus ont souvent peiné pour vaincre la 70eme nation au classement FIFA.

L’histoire de l’équipe de France le démontre, se qualifier pour une Coupe de Monde n’est jamais chose facile pour elle. Elle a dû en passer par les barrages lors de ses deux dernières campagnes, avait attendu la dernière journée pour sceller sa qualification lors de la précédente. Qualifiés d’office pour les éditions 2002 et 1998, les Bleus n’avaient pas réussi à composter leur billet pour les deux phases finales d’avant. C’est dire si les trois dernières décennies forcent l’humilité. Ils ont beau être vice-champions d’Europe en titre, avoir remporté quinze de leurs dix-huit derniers matchs et se déplacer mardi en Biélorussie, chez la 70eme nation au classement FIFA, pour entamer leur parcours dans le groupe A, ils n’en sont pas moins méfiants. « Personnellement, je ne connais pas très bien cette équipe, a reconnu Olivier Giroud samedi en conférence de presse. On n’a pas encore eu le temps de l’étudier, de se pencher dessus. Elle va forcément nous donner du fil à retordre et vendre chèrement sa peau. »

Se rappeler de Gomel

Cette certitude, l’attaquant d’Arsenal la tire des confrontations passées avec la Biélorussie. Les deux sélections se sont croisées lors des deux dernières campagnes de qualification disputées par l’équipe de France, pour l’Euro 2012 et la Coupe du Monde 2014. Bilan : deux victoires, un nul et une défaite. Ce qui ne reflète pas l’écart sur le papier entre les deux nations, mais qui traduit bien les difficultés rencontrées par les Bleus à chaque match. Giroud ne le sait que trop bien. Il était titulaire en septembre 2013, lorsque lui et les siens s’étaient arrachés pour ramener un précieux succès de Gomel sur la route du Brésil (2-4), avec au passage une gueulante mémorable de Patrice Evra dans les vestiaires à la pause. « Ça avait été difficile. On était mené 2-0 à la mi-temps (ndlr : 1-0 en réalité, puis 2-1 à l’heure de jeu) et on avait su renverser la vapeur en deuxième période pour gagner. On s’attend à un match compliqué, mais ce sera à nous de le rendre facile. » Le buteur en forme des Bleus l’assure, ils ne tomberont pas dans le piège de l’excès de confiance. « Parce qu’on respecte cette équipe et qu’on est averti ».

Avantage Biélorussie sur le défi physique

Le plein de confiance fait jeudi en Italie (1-3) doit servir les hommes de Didier Deschamps, qui devront composer avec des états de forme disparates et sur un probable déficit physique. Le championnat local bat son plein en Biélorussie et n’a connu qu’une mini-trêve de trois semaines au mois de juillet. C’est d’ailleurs dans cette configuration, sur un match disputé début septembre, que les Biélorusses avaient surpris les Bleus au Stade de France en 2010 (0-1). Alors méfiance. « Ils devraient être au top de leur forme athlétique. Ce n’est peut-être pas le cas de tous les joueurs de l’équipe de France, moi le premier, a soufflé Giroud. J’ai joué ma première vraie mi-temps en Italie, ça m’a fait beaucoup de bien. Il va me falloir plus de matchs pour que je retrouve ma meilleure forme physique, il y en a d’autres qui sont dans mon cas. Mais on sera prêts pour la Biélorussie quoi qu’il arrive. » « Le rythme s’obtient avec le temps de jeu. Certains joueurs n’étaient pas totalement prêts, mais ils travaillent pour, comme Moussa (Sissoko) ou Dimitri (Payet), a confirmé Djibril Sidibé. L’état d’esprit est là, j’espère que tout le monde sera opérationnel pour le match de mardi. »

Le souvenir de Kiev

Il le faudra pour ne pas que les Bleus manquent leurs retrouvailles avec les rencontres à enjeu en dehors des phases finales. Le dernier qu’ils ont eu à disputer, c’était le point de départ de l’aventure humaine vécue par ce groupe depuis trois ans, contre l’Ukraine au Stade de France (3-0). Mais quatre jours avant, cette même équipe avait sombré à Kiev (2-0), chez un pays limitrophe de la Biélorussie.  « On connait l’histoire des matchs de qualification à l’extérieur et on sait que ça n’a rien de facile. Il faut se préparer à un combat », a lâché dès jeudi Raphaël Varane, capitaine à Bari et qui devrait à nouveau porter le brassard à Borisov. « Se qualifier pour un Mondial, ce n’est jamais évident, a enchaîné Giroud samedi. On sait que ça va être long, presque deux années de matchs difficiles qu’il faudra bien gérer. Il faudra essayer de faire la différence le plus vite possible. » Voilà pourquoi il est si importer de ne pas commettre de faux-départ en Biélorussie. Parce que c’est le genre d’échec qui pourrait se payer cher au moment de faire les comptes finaux. A voir aussi : > L'actualité des Bleus > L'actualité des qualifications
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