Qualifs CM 2018 / Bleus - Hugo Lloris : « Il faut prendre des points tout de suite »

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Qualifs CM 2018 / Bleus - Hugo Lloris : « Il faut prendre des points tout de suite »
Qualifs CM 2018 / Bleus - Hugo Lloris : « Il faut prendre des points tout de suite »

Hugo Lloris, le capitaine de l’équipe de France, s’est exprimé en conférence de presse ce jeudi après-midi au Stade de France. A la veille du match contre la Bulgarie, le gardien des Bleus a insisté sur la nécessité de vite prendre des points après le match nul concédé en Biélorussie il y a un mois.

Hugo Lloris, le fait de jouer deux matchs de qualification en quelques jours, qu’est-ce que cela change en termes de préparation ? On avait perdu cette habitude avec l’Euro en France. On a eu deux années de matchs amicaux. La compétition nous manquait, c’est l’essence même de notre sport. On a envie de disputer ce Mondial 2018. On fait donc en sorte de bien préparer ces deux rencontres avec beaucoup d’envie et d’enthousiasme. Quel souvenir avez-vous de France-Bulgarie en 1993 ? J’ai le souvenir de ne pas l’avoir vécu en direct. Les images je les ai découvertes plus tard, à 6-7 ans. Le Mondial 1994 est mon premier souvenir de foot. C’est un échec de l’équipe de France mais ça appartient au passé. Aujourd’hui, c’est une nouvelle histoire. La plupart de mes coéquipiers n’étaient pas nés, ça ne change rien à notre préparation du match de demain.

Lloris : « Pas la meilleure façon de commencer cette phase qualificative »

Que reste-t-il de l’Euro trois mois après ? Depuis quelques années, on a une ossature importante et bien installée. Il y a des joueurs qui viennent, d’autres qui partent, ce sont les aléas d’une saison. Après un Euro bien réussi, malgré la finale, c’est important de se remettre au travail, de ne pas s’endormir. Avoir démarré avec un match nul, ce n’est pas la meilleure façon de commencer cette phase qualificative, même si c’était un très bon match de notre part. Dès demain, il faudra prendre des points pour ne pas attendre d’être en difficulté avant d’agir. Kévin Gameiro est redevenu une option crédible en attaque… Il a toujours été un attaquant très performant. Il a cette particularité de jouer à l’Atlético Madrid et de côtoyer Antoine Griezmann. Ils ont des repères, même si ce n’est que le début de saison. Mais c’est le coach qui décidera de l’équipe de départ.

Lloris : « Le statut de vice-champion d’Europe ne nous garantit rien »

Avec ce match nul en Biélorussie, y’a-t-il déjà une urgence de points ? Il faut en prendre tout de suite. Il ne faut pas s’endormir. Il faut tourner la page de l’Euro et regarder devant. Devant c’est la Bulgarie puis les Pays-Bas. C’est un groupe homogène. Le match nul en Biélorussie n’est pas catastrophique mais il faut vite prendre des points et s’affirmer. En tant que capitaine, comment ressentez-vous cette pression du résultat pour un cycle long qui doit vous mener jusqu’à la Coupe du Monde 2018 ? Tous les deux ans, on se concentre à créer une équipe, un collectif, et même si aujourd’hui, on a beaucoup plus de bases que par le passé. Il y a des joueurs qui sont là depuis longtemps, d’autres qui viennent et qui repartent, mais il y a un socle qui est là, qui est bien présent, avec des joueurs plus jeunes, d’autres plus expérimentés, avec des cadres, des leaders. Mais c’est sur le terrain qu’on sera jugés, ce sont les résultats qui conditionnent la bonne ambiance. Le statut de vice-champion d’Europe ne nous garantit rien, il va falloir s’accrocher pour aller chercher cette qualification. Affronter des adversaires moins prestigieux change-t-il votre approche au niveau de la préparation ? C’est difficile de comparer la Coupe du Monde ou l’Euro avec une phase qualificative. Mais il faut passer par là pour disputer ces grandes compétitions. Tout est différent : la pression, l’ambiance… Mais ça reste des matchs internationaux face à des nations qui ont la même envie et la même volonté. On le répète, mais l’écart s’est réduit entre les grandes et les petites nations. La Bulgarie a un passé plus glorieux que l’équipe actuelle, mais ça reste des joueurs doués qui évoluent dans de bons clubs, et qui ont faim de vivre de grandes émotions. Affronter la France à Paris, c’est une grande motivation pour eux.

Lloris : « Perdre un leader permet aussi à d’autres de s’exprimer »

L’absence de Patrice Evra a-t-elle laissée un vide dans le groupe ? Patrice était ou est un joueur important pour l’équipe de France. Comme l’a dit le sélectionneur, c’était un joueur important au sein du vestiaire, il avait cette faculté de donner de la voix, et il jouait parfaitement ce rôle de leader. Mais perdre une personne permet aussi à d’autres de s’exprimer. Les choses se font naturellement, c’est comme ça que les générations avancent. Il y a quelques joueurs qui ont plus de responsabilités, j’en fais partie avec Matuidi, Kosciely, Pogba, Sagna… On ne manque pas de leaders. C’est à nous de continuer sur la lancée de ces quatre dernières années pour laisser l’équipe de France au plus haut niveau. Vous allez retrouver le Stade de France ce vendredi. Quelque chose a-t-il changé avec cette défaite en finale de l’Euro ici même ? On a toujours eu cette habitude de jouer dans un stade assez plein. On a des supporters qui suivent l’équipe de France, on n’a pas à se plaindre de cela. Il faut simplement tourner la page, créer une nouvelle dynamique. A nous de mettre la bonne énergie sur le terrain pour que les supporters suivent. Il y a peut-être moins de considération des Français lors d’une phase qualificative, ça fait partie du jeu mais ça n’enlève en rien notre volonté de nous surpasser. Propos recueillis par R.F., au Stade de France  
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