Qualifs CM 2018 - Bleus / Dimitri Payet : « Je ne peux plus aller en vacances tranquille »

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Qualifs CM 2018 - Bleus / Dimitri Payet : « Je ne peux plus aller en vacances tranquille »
Qualifs CM 2018 - Bleus / Dimitri Payet : « Je ne peux plus aller en vacances tranquille »

Dimitri Payet s’est montré digne de sa nouvelle popularité vendredi avec un match accompli contre la Suède vendredi (2-1). Mais l’un des atouts offensifs des Bleus n’oublie pas d’où il revient pour autant.

Dimitri Payet, vous n’étiez pas en équipe de France il y a encore un an, vous en êtes désormais un joueur-clé. Par quels états êtes-vous passé ces douze derniers mois ? Je ne suis parti de rien. Il y a un an encore, je ne faisais pas partie de cette sélection, j'ai la chance d'y être maintenant et d'y jouer. J'essaye d’en profiter au maximum. J'ai réussi à prendre le wagon avant l'Euro et à vivre ensuite un mois exceptionnel avec cette équipe, ce qui m'a permis de m'intégrer réellement. En quoi votre nouvelle popularité a changé votre quotidien ? Déjà, je ne peux plus aller en vacances tranquille, c'est emmerdant (sourire). On me regarde différemment, on devient plus exigeants aussi avec moi. Ce n'est pas plus mal, ça me permet de ne surtout pas me relâcher. Pas grand-chose n'a changé. Payet Président ? Je ne suis pas qualifié pour ça (sourire). Les Bleus ont changé de statut et affrontent désormais des équipes regroupées. Comment devez-vous vous y prendre pour contourner ce problème ? On l'a vu à l'Euro et encore depuis le début de cette campagne de qualification. On a le ballon et des équipes qui défendent bien en face, elles sont regroupées. Il faut trouver des solutions à ça, marquer rapidement et les faire sortir ensuite. Comment expliquez-vous que l’équipe de France reste une équipe à réaction depuis l’Euro, sans parvenir à franchir un cap ? C'est bien de savoir réagir, mais c'est vrai qu'agir, c'est mieux. Il ne faudra pas attendre d'être menés à chaque fois, parce que ça ne passera pas un jour. Mais on sait se le dire aussi, on savait à la mi-temps qu'on n'était pas dans un grand soir. On a su rectifier le tir pour gagner ce match. On a eu le ballon, les occasions et on n'a pas été mis en danger plus que ça.

Payet : « Confort n'est pas le bon mot, surtout avec le coach »

Le 4-4-2 n’est-il pas dangereux en phase défensive, surtout avec les montées des milieux ? Il y a un déséquilibre qui se crée, vu l'apport offensif de Paul (Pogba) et même de Blaise (Matuidi). Mais je pense que c'est le système dans lequel on attaque le mieux. On est dans une optique de bien défendre, mais aussi de marquer des buts pour gagner les matchs. On a ce qu'il faut pour défendre, on prend peu de buts depuis le début de cette compétition. Peu importe les joueurs alignés, la solidité défensive est une question d'état d'esprit. Antoine Griezmann prend toujours une plus grande dimension. En quoi est-il désormais l’incontestable leader technique de cette équipe ? Il suffit de regarder le poste où il joue avec nous, il est au cœur de notre jeu. Beaucoup de ballons passent par lui, il est au départ et à la finition de nos actions. Il arrive à exprimer ses qualités au mieux dans un système comme le nôtre en sélection. Le onze bouge peu depuis des mois. Cette situation vous place-t-elle dans un certain confort ? Confort n'est pas le bon mot, surtout avec le coach, il ne l'aime pas trop. L'équipe se ressemble à chaque rassemblement, mais on a vu qu'Olive (Giroud) n'était pas là lors du dernier et Kev (Gameiro) avait été très bon. Il y a un onze de départ et il y a onze mecs de derrière. Dès qu'il y en a un qui est moins bien ou absent, il faut que ça suive derrière. C'est notre force depuis l'Euro.

Payet : « 2016 ? Je dirais qu'il nous manque une victoire »

Avez-vous le sentiment que votre position dans votre groupe de qualification vous permettra d’aborder la suite plus sereinement ? Ce n'est pas une bonne chose de dire qu'on va jouer les prochains matchs libérés. On s'est donné un petit matelas d'avance, on est premiers, mais il faut jouer tous les matchs pour les gagner. On a envie de le faire. On a eu un mois dernier compliqué, avec les matchs contre la Bulgarie (4-1) et les Pays-Bas (0-1), la Suède cette fois (2-1). C'est très bien ce qu'on a fait, mais rien n'est acquis. On sait que ça peut aller vite. Comment expliquez l’état d’esprit qui règne au sein du groupe, cette culture de la gagner qui s’y est développée ? C'est le travail du coach, mais aussi aux joueurs qui composent cette équipe. Quand on est dans une année comme on a fait, on n'a pas envie de perdre, on s'habitue aux victoires. On peut travailler plus sereinement. On l'a vu à l'Euro et encore hier soir (vendredi), on n'aime pas être menés. On le ressent, aux entraînements et pendant les matchs. On se dit qu'on doit assumer ce statut qu'on est allés chercher. Il faut qu'on soit prêts à 100% pour gagner tous nos matchs. A un match de la fin de l’année civile, quel bilan tirez-vous ? Il est assez correct. Mais si je voulais être pointilleux, je dirais qu'il nous manque une victoire (sourire en coin). A voir aussi : >>> Des Bleus à réaction, mais ils s'en passeraient bien >>> Face à des blocs compacts, la France se rode
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