Qualifs CM 2018 - Bleus : Cette équipe est à réaction, mais elle s'en passerait bien

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Qualifs CM 2018 - Bleus : Cette équipe est à réaction, mais elle s'en passerait bien
Qualifs CM 2018 - Bleus : Cette équipe est à réaction, mais elle s'en passerait bien

Depuis plusieurs matchs, l’équipe de France ne se met véritablement en route qu’une fois menée au score ou bousculée. A l’arrivée, ces Bleus à réaction finissent par s’en sortir, mais ils se passeraient bien de ce retard à l’allumage.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU STADE DE FRANCE Comme face à la Bulgarie un mois plus tôt, le Stade de France a d’abord cru à une mauvaise blague. Comme les Bulgares, ce sont les Suédois qui ont marqué le premier but contre l’équipe de France. Déconcertant et inquiétant ? Même pas. Car comme en octobre, les Bleus n’ont eu besoin que de quelques minutes pour remettre les pendules à l’heure. Tant au tableau d’affichage que dans les intentions. Au coup-franc flottant de Forsberg, les Français ont répondu par un coup-franc de Payet déposé sur la tête de Pogba. « Heureusement qu’à chaque fois qu’on est menés on n’est pas défaitistes ! Ce but nous a réveillés, mais si on peut l’éviter la prochaine fois, ce sera aussi bien… », a souri le passeur décisif (puis buteur) en zone mixte après la rencontre.

Giroud : « Cette force de caractère, c’est un petit plus dans notre bagage »

Ce visage d’équipe à réaction plus que d’action, la France l’avait déjà montré à l’Euro contre la Roumanie et l’Eire. Sa force de caractère est donc devenue un atout dont elle sait se servir à bon escient. « On a montré une belle force de caractère, se félicitait Olivier Giroud dans les couloirs du Stade de France. Je n’ai pas le souvenir qu’on ait encaissé le premier but si souvent mais ça arrive. Ce qui est bien, c’est qu’on ait ce petit plus dans notre bagage qu’est la force de caractère. On arrive à réagir dans la difficulté. Il y a quelques années, on n’aurait peut-être pas gagné ce match. Il y a un peu de réussite, un peu de chance, mais il faut aller la provoquer. » Hugo Lloris n’oublie pas d’associer le public à ce réveil. « Par rapport au scénario du match, on a montré beaucoup de caractère. Même menés, on a su élever le niveau, mais c’est aussi grâce à l’apport du public », admet le capitaine tricolore.

Une réaction téléguidée par le public du Stade de France

Le gardien de Tottenham le souligne à raison. Vendredi soir, les 80 000 personnes qui garnissaient les gradins de l’enceinte dionysienne ont joué un rôle important dans la réaction d’orgueil française. Sur le but suédois, le silence n’a été que très bref. Et très vite, par le biais d’une chevauchée de Blaise Matuidi, le Stade de France a donné de la voix et pousser les coéquipiers d’Antoine Griezmann. La continuité logique du comportement du public tricolore depuis le début de la soirée. Venus en nombre, les supporters français ont assuré l’ambiance dans les gradins. Un avant-match, coloré, bruyant, et même digne quand il a fallu rendre hommage aux 130 victimes des attentats du 13 novembre dernier. Et contrairement aux joueurs de l’équipe de France, pas sûr que ce public se passerait de ce besoin d’être bousculé pour réagir. En termes de spectacle, c’est tout benef. Mais les Bleus, bien éduqués par leur sélectionneur, sont devenus pragmatiques. Et eux, passeraient bien de la réaction à l’action. A lire aussi >> Encore en apprentissage, Sidibé est passé au travers >> Face à des blocs compacts, la France comme à être rodée >> Les notes des joueurs de l'équipe de France
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