Qualifs CM 2018 - Bleus : Benzema, Kanté, tactique... Les vérités de Deschamps

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Qualifs CM 2018 - Bleus : Benzema, Kanté, tactique... Les vérités de Deschamps
Qualifs CM 2018 - Bleus : Benzema, Kanté, tactique... Les vérités de Deschamps

Didier Deschamps était l’invité lundi du Football Show sur beIN Sports. L’occasion pour le sélectionneur de l’équipe de France de faire un nouveau bilan de l’année des Bleus et d’aborder tous les sujets brûlants de l’actualité de son groupe.

Le cas Karim Benzema Vous faites un cas de Karim Benzema, évidemment qu’il a été important pour l’équipe de France. Il y a des événements qui se sont passés et quand je prends des décisions, c’est pour le bien de l’équipe de France. Je ne dis pas que la situation sera la même dans quatre mois, six mois ou un an. Les vingt-trois que j’ai pris pour l’Euro, j’ai dit avant que j’avais confiance en eux et ils m’ont rendu cette confiance. (…) Les joueurs répondent présent aussi, ce n’est pas enlever à quelqu’un pour donner à l’autre. Le statut de N’Golo Kanté Ce n’est pas un sacrifice. A l’Euro, il avait été très bon au début. Il s’est retrouvé sur ce match face à l’Irlande (2-1 en huitième de finale) où il était moins bien. Il était plus fébrile, il perdait plus de ballons, il était averti et il venait d’accumuler quatre matchs en peu de temps, alors qu’il avait un rythme à Leicester où il n’avait qu’un match par semaine. C’était un jeune joueur, qui a un potentiel énorme, mais qui découvrait aussi le haut niveau. J’ai fait le choix de changer, ça a bien fonctionné. Je sais qu’il mériterait lui aussi de joueur, je sais que je peux compter sur NG. Dans ce système-là, il y a deux milieux, je ne peux pas en faire jouer trois. (…) Heureusement qu’il est déçu, c’est normal, mais il est là. A un moment ou à un autre, il peut y avoir un fait de match, un joueur blessé. Ce ne sont pas onze joueurs, ce sont vingt-trois et ils peuvent tous avoir un rôle à jouer. Son système en 4-4-2 J’ai toujours préféré avoir une équipe qui a le ballon et qui crée des problèmes. Je ne découvre pas aujourd’hui le 4-4-2, je l’ai utilisé pendant quatre ans à Monaco. C’est un système très rationnel, qui permet à la fois d’occuper très bien la largeur et d’avoir une présence offensive avec deux joueurs axiaux. Ça marche par paires. A partir du moment où les joueurs se retrouvent dans un système où ça marche bien et où on se crée des occasions… Le retour en forme de Raphaël Varane On mettait encore en doute en septembre les qualités de Raphaël Varane, qui n’était pas bon défensivement parce que (Graziano) Pellè marque un but où il peut être plus efficace. Mais c’est comme tous les grands défenseurs. On prend en référence (Sergio) Ramos, mais il fait des erreurs aussi, il perd des duels aériens. Raphaël est encore un jeune joueur, mais qui progresse à chaque fois. On lui a toujours maintenu notre confiance, il franchit les étapes. Il est dans une situation à Madrid où on compte beaucoup plus sur lui et quand il est avec nous, il est rayonnant. La révélation Adrien Rabiot Il était avec nous pour préparer l’Euro, il ne faut pas l’oublier, même s’il n’était que réserviste. Il fait partie de ces jeunes joueurs qui ont un gros potentiel. Il est dans une équipe qui joue le haut du tableau, le PSG. Il a de la concurrence, il peut jouer à plusieurs postes. Sur ce début de saison, au-delà de cette aisance technique qui le caractérise, en termes de volume, d’agressivité et de récupération, il est beaucoup plus présent. Il progresse. Il n’a que 21 ans, il a 100 matchs en L1 et 20 matchs de Ligue des Champions. Il n’y a pas que lui, il y en a d’autres qui ont plus ou moins le même âge qui sont intéressants, je ne peux pas tous les prendre. Le match qu’il a réalisé avec nous contre la Côte d’Ivoire (0-0) a prouvé qu’il aura son mot à dire. Malheureusement, il s’est blessé, on revient au côté émotionnel, le poids du maillot. Il n’avait jamais eu de blessure musculaire jusqu’à maintenant. En fin de match, peut-être que cette énergie, cette crispation et cette adrénaline ont pu avoir une influence. Le bilan positif de 2016 C’est une belle année, elle aurait pu être très belle. Ça s’est joué à peu de choses, mais ça n’enlève rien à ce qu’on a fait avant et après. C’est une belle année, avec beaucoup de satisfaction sur le terrain et aussi dans la vie de groupe, des joueurs avec un excellent état d’esprit. Il y a aussi cette proximité avec le public. Sentir cet engouement, cette ferveur et cette passion autour de l’équipe de France, c’est important. Nous sommes vigilants avec Guy (Stéphan) et l’ensemble du staff pour garder ça. C’est le socle sur lequel on doit s’appuyer pour le futur. Propos recueillis sur beIN Sports A voir aussi : >>> Didier Deschamps doit-il une part de sa réussite à Laurent Blanc ? >>> Edito 365 : Pour les Bleus, le millésime 2016 est délicieux
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