Qu'est-ce qui fait qu'un lycée est « bon » ?

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Lycée du Parc, à Lyon.
Lycée du Parc, à Lyon.

Alors que le ministère de l’éducation nationale publie ses indicateurs de valeur ajoutée des lycées (IVAL), la communauté éducative s’interroge sur les facteurs de réussite.

Qu’est ce qui fait qu’un lycée est « bon » ? La question pourrait faire sourire, tant la réponse semble, de prime abord, s’imposer : sa capacité à conduire ses élèves jusqu’au baccalauréat et à le décrocher. Et pourtant, à l’heure où l’objectif de « 80 % d’une génération au niveau du bac », fixé il y a trente ans pas Jean-Pierre Chevènement, est quasiment atteint, mille et une nuances existent, sur le terrain, entre l’établissement qui affiche 100 % de réussite à l’examen et celui qui redonne à l’élève qui ne croyait plus en lui le goût des apprentissages, l’estime de soi. Entre le lycée de centre-ville qui mise sur sa réputation, l’obtention de mentions, l’entrée en « prépa », et un autre qui, dans la voie professionnelle, évite la sélection pour valoriser l’ancrage territorial, les partenariats locaux et, à terme, l’insertion.

En rendant publics mercredi 30 mars, pour la 23e année consécutive, ses indicateurs de valeur ajoutée des lycées (IVAL), le ministère de l’éducation laisse ouvertes toutes les interprétations : libre à chacun, parent comme enseignant, de piocher parmi les milliers de chiffres divulgués pour se faire une opinion sur tel ou tel établissement.

L’institution, si elle se refuse à tout palmarès, braque les projecteurs d’une certaine façon : parmi les 4 500 lycées publics et privés sur lesquels elle s’est penchée, ce sont les plus « performants » et « réguliers » qu’elle salue. Une petite cinquantaine de lycées la plupart du temps méconnus du grand pub...

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