Qu'est-ce qu'on va faire de toi, Philippe Montanier ?

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La saison dernière était celle de la transition pour Philippe Montanier et de l'indulgence pour les supporters du SRFC. L'actuelle, qui devait être celle de la montée en puissance et de l'adhésion, se transforme en un énième épisode de déception et de dépit. Comme ses prédécesseurs, l'ancien meilleur entraîneur de Liga s'est pris les pieds dans l'inextricable bourbier rennais. Aura-t-il droit à une troisième saison d'essai, comme son contrat le stipule ? Tout est-il vraiment à jeter dans le mandat de "Monty" en Bretagne ? Éléments de réponse.

Vous allez voir ce que vous allez voir. Là, fini de rigoler, ça va tâter du cuir et pas qu'un peu. Telles étaient, en substance, les promesses accompagnant l'arrivée de Philippe Montanier à Rennes il y a bientôt deux ans. Le Normand venait d'être élu meilleur entraîneur de Liga, récompense de l'excellent travail effectué avec la Real Sociedad, modeste club habitué au mieux aux places d'honneur, et qui avait cette fois terminé la saison à la quatrième place. En y ajoutant les expériences précédentes réussies à Boulogne puis Valenciennes, il fallait bien admettre que c'était là un gros CV qui débarquait en Bretagne. Un technicien nouvelle génération, ambitieux, capable a priori de relever l'impossible défi : faire du Stade rennais une machine à gagner. Le mandat de son prédécesseur, Frédéric Antonetti, s'étant terminé dans la déliquescence, le newcomer avait pour première mission de remettre de l'ordre dans les têtes et sur la pelouse.

Une première saison de transition sans obligation de résultat ni de beau jeu, seulement assurer le maintien et essayer de trouver une équipe type ou du moins une colonne vertébrale au bout des 38 journées. Et de fait, on a vu en 2013/2014 le fameux "Monty" 1.0 version beta : partout où il passe, l'entraîneur diesel met un an à trouver ses marques. C'est long, mais après, promis, la machine pète le feu, alors ça vaut bien de faire preuve d'indulgence et de patience. Au bout de cette première saison, il a même bien failli offrir au club maudit un trophée tellement attendu, son équipe échouant seulement en finale de Coupe de France contre son fidèle rival régional, Guingamp. Une finale de coupe, une douzième place en L1 sans jamais trop trembler pour le maintien, après tout ce n'était pas si mal pour un début, surtout en démarrant avec un effectif convalescent. Donc ça, c'était le sentiment général l'été dernier : une mention passable avec encouragements, peut mieux faire, mais a les moyens et la capacité pour.
Une forme de renoncement
Une petite dizaine de mois plus tard, qu'en est-il ? Force est de constater que l'élève Montanier a déçu. Ce n'est pas catastrophique non plus, mais c'est tout de même dans l'ensemble assez médiocre. Parlons des résultats d'abord. Le Stade rennais n'a pas progressé depuis la saison dernière, stagnant toujours dans le ventre mou (11e place actuelle), ce qui représente une régression pour un club qui avait...




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