Qatar : l'État devenu paria

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Le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, nouvel émir du Qatar.
Le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, nouvel émir du Qatar.

Si les grandes ambitions du Qatar, tant par son soutien aux islamistes du Printemps arabe que par ses achats de nombreux biens parisiens, agacent jusqu'en France, peu de pays osaient jusqu'ici critiquer ouvertement l'attitude de Doha. C'est désormais chose faite, et l'événement est d'autant plus marquant que la fronde émane de ses voisins. D'une seule et même voix, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn ont décidé mercredi de rappeler leurs ambassadeurs au Qatar, pour dénoncer les ingérences de l'émirat dans leurs affaires intérieures. Une décision rarissime, les trois pays, membres comme le Qatar du Conseil de coopération du Golfe (CCG), n'ayant pas pour habitude d'étaler en public leurs divergences. L'annonce est en réalité le fruit d'une réunion "houleuse" à Riyad, durant laquelle les chefs de la diplomatie du CCG ont acté le non-respect par Doha de ses engagements à ne pas menacer la sécurité de ses voisins. Traduisez : le soutien politique, médiatique et financier de l'émirat aux Frères musulmans, que l'Arabie saoudite vient de classer sur sa liste des organisations terroristes."S'afficher pour exister" "L'Arabie saoudite n'a jamais accepté l'activisme diplomatique du Qatar depuis le Printemps arabe", explique Nabil Ennasri (1), doctorant spécialiste du Qatar à l'université d'Aix-en-Provence. "Elle compte bien porter un coup de grâce à ce tandem." Les relations entre Riyad et Doha n'ont pas toujours été si...

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