Qabala, la famille d'Adams

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Qabala, la famille d'Adams
Qabala, la famille d'Adams

Avec presque vingt ans passés à Arsenal, Tony Adams a connu une stabilité impressionnante pendant sa carrière. Tout le contraire de son parcours depuis sa retraite. Adams a enchaîné les mauvaises expériences en tant que coach avant de flirter avec Saint-Étienne, puis de se retrouver à Qabala en Azerbaïdjan, sans que personne ne comprenne pourquoi.

Lorsqu'il quitte les terrains en 2002, Tony Adams a déjà réservé son strapontin dans la légende du foot anglais. Capitaine d'Arsenal – seul club de sa carrière, où il a joué plus de 660 matchs – pendant quatorze ans, quatre fois champion d'Angleterre et trois fois vainqueur de la coupe, il peut aller se reposer avec le sentiment du devoir accompli. Le problème, c'est que pour remplir sa retraite et mettre un peu de piment à ses vieux jours, le défenseur mythique des Gunners a un brin galéré. Porte de sortie classique, il décide de devenir entraîneur, mais la pente est raide. Aux manettes du Wycombe Wanderers, une petite équipe de la banlieue londonienne, il descend en quatrième division. Après un stage d'apprentissage en tant qu'adjoint au Feyenoord Rotterdam, il goûte à la Premier League en coachant Porstmouth en 2008, et se fait dégager en quatre mois après seulement deux victoires. Un vadrouilleur qui ne gagne pas beaucoup, voilà à quoi ressemble le Tony Adams entraîneur. Mais en décembre 2009, la petite planète Saint-Étienne est en alerte. Tony Adams a été aperçu à Geoffroy-Guichard lors d'un Sainté-Sochaux, et dix jours plus tard, Alain Perrin est limogé. Pour les médias, forcément, l'enchaînement des événements ne peut avoir qu'une seule signification : Tony Adams était en visite afin de négocier, et sera le prochain coach des Verts. Autre élément de l'enquête, le directeur sportif de l'ASSE, Daniel Comolli, était recruté pour Arsenal à l'époque d'Adams, et les deux hommes se connaissent. Pourtant, le deal ne se fera jamais, et six mois plus tard, Adams monte dans l'avion pour l'Azerbaïdjan, destination Qabala.

Le laboratoire azéri


Adams arrive dans cette minuscule ville de– 000 habitants en plein centre du pays en mai 2010, après plus d'un an au Pôle Emploi. Sur place, il découvre qu'il doit tout construire de zéro. Le club a été fondé en 2005, et semble condamné au ventre mou du championnat azéri. Ça tombe bien, Adams a une ambition démentielle et compte bien faire de Qabala son bébé, son chef-d'œuvre, en bâtissant une grande équipe à partir de rien. Ses premiers mots sont dans cette lignée : " Je suis ravi de rejoindre ce club et je veux l'amener vers les sommets. Nous allons réécrire l'histoire du club. " Après ses premières expériences ratées comme coach, le voilà enfin face à un défi…


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