Pyongyang fustige les exercices militaires entre les USA et la Corée du Sud

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 (Actualisé avec réaction de la Corée du Nord) 
    SEOUL, 21 août (Reuters) - Les exercices militaires de la 
Corée du Sud et des Etats-Unis qui ont commencé lundi sont de 
nature purement défensive et ne visent pas à aviver les tensions 
dans la péninsule coréenne, a déclaré le président sud-coréen 
Moon Jae-in. 
    "L'intention n'est pas du tout d'accroître la tension dans 
la péninsule coréenne parce que ces manoeuvres sont annuelles et 
sont de nature défensive", a-t-il dit en conseil des ministres. 
    "La Corée du Nord ne doit pas s'alarmer de nos efforts pour 
maintenir la paix ni s'engager dans des provocations qui 
aggravent les choses, en se servant (des manoeuvres) comme d'un 
prétexte", a-t-il poursuivi. 
    Ces exercices communs à base de simulation informatique sont 
prévus pour durer jusqu'au 31 août et intègrent la possibilité 
d'une guerre avec la Corée du Nord.  
    Pyongyang considère ces manoeuvres annuelles comme une 
provocation et une agression.  
    "Cela vise à déclencher une guerre nucléaire à tout prix 
dans la péninsule coréenne", a rapporté lundi l'agence 
officielle de presse nord-coréenne KCNA. "La situation dans la 
péninsule coréenne a sombré dans une phase critique du fait des 
bruits de botte contre le Nord des maniaques de la guerre", 
ajoute KCNA.  
    Le Pentagone a précisé que 17.500 soldats américains 
participeraient aux manoeuvres, en plus de troupes venues 
d'Australie, du Canada, de Colombie, du Danemark, de 
Nouvelle-Zélande, des Pays-Bas et de Grande-Bretagne. 
    Baptisé Ulchi Freedom Guardian (UFG), "cet exercice de 
défense simulé par ordinateur doit améliorer le niveau de 
préparation pour protéger la région et maintenir la stabilité 
dans la péninsule coréenne", a souligné le département américain 
de la Défense dans un communiqué. 
    D'après le commandement des forces américaines en Corée du 
Sud, il n'y aura pas de manoeuvres sur le terrain. 
    A Pékin, la porte-parole du ministère chinois des Affaires 
étrangères, Hua Chunying, a déclaré lundi que ces exercices 
n'allaient pas dans le sens "d'un apaisement des tensions 
actuelles ni des efforts entrepris par toutes les parties pour 
inciter à des discussions".  
    Les rapides progrès réalisés par la République populaire 
démocratique de Corée dans le développement de ses capacités 
nucléaires et de ses programmes balistiques - deux nouveaux 
essais de missiles balistiques intercontinentaux ont été menés 
le mois dernier - ont débouché sur de nouvelles sanctions 
imposées par le Conseil de sécurité de l'Onu, doublées d'une 
intense guerre des mots entre Washington et Pyongyang. 
  
    Selon un rapport confidentiel de l'Onu cité lundi par 
l'agence de presse japonaise Kyodo, la Corée du Nord continue à 
contourner les sanctions des Nations unies en "utilisant 
délibérément des canaux indirects". Les exportations interdites 
se sont montées à 270 millions de dollars (230 millions d'euros) 
depuis février. 
    L'"application laxiste" des sanctions ainsi que les 
"techniques de contournement évolutives" de Pyongyang vont à 
l'encontre du but des Nations unies qui est d'amener la Corée du 
Nord à abandonner ses programmes nucléaire et de missile 
balistique, indique le rapport, toujours selon Kyodo. 
 
 (Christine Kim et Nick Macfie; Danielle Rouquié et Henri-Pierre 
André pour le service français) 
 
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