Pyongyang dénonce une réunion japonaise sur les enlèvements

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NATIONS UNIES, 2 mai (Reuters) - La Corée du Nord a condamné vendredi l'intention du Japon de tenir mardi prochain un sommet à New York sur l'enlèvement de ressortissants japonais par Pyongyang voici plusieurs décennies, estimant que cette affaire avait été définitivement réglée et accusant Tokyo d'intensifier une campagne hostile envers Pyongyang. La Corée du Nord a reconnu en 2002, à l'occasion d'une visite à Pyongyang du Premier ministre japonais d'alors, Junichiro Koizumi, avoir enlevé 13 Japonais dans les années 1970 et 1980. Cinq d'entre eux, accompagnés de leurs enfants, ont pu regagner le Japon peu après. Quant aux huit autres, Pyongyang a affirmé qu'ils étaient morts, mais le Japon, non convaincu, a réclamé davantage d'éclaircissements. La dénonciation du projet de sommet organisé par le Japon a eu lieu alors que la veille, des diplomates nord-coréens avaient perturbé les interventions de dissidents nord-coréens devant une commission américaine et sud-coréenne à l'Onu, consacrée aux violations des droits de l'homme en Corée du Nord. La mission nord-coréenne à l'Onu a estimé que la réunion organisée par les Japonais participait d'une campagne destinée à "tromper le monde en attirant l'attention vers de prétendus 'enlèvements' et vers les questions des droits de l'homme en République démocratique et populaire de Corée". Une commission d'enquête des Nations unies a conclu l'an dernier que depuis 1950, la Corée du Nord était engagée dans une politique "systématique d'enlèvements" d'étrangers, "à grande échelle, en vertu d'une politique d'Etat". La commission a également détaillé des atteintes aux droits de l'homme comparables, selon elle, aux atrocités commises par les nazis. (Michelle Nichols; Eric Faye pour le service français)

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