Putsch avorté en Turquie : «Je n'ai pas l'habitude d'entendre des explosions »

le
0
Putsch avorté en Turquie : «Je n'ai pas l'habitude d'entendre des explosions »
Putsch avorté en Turquie : «Je n'ai pas l'habitude d'entendre des explosions »

La situation semble pacifiée à Istanbul et Ankara, ce samedi en milieu de journée, après une nuit de violences et de combats faisant suite à une tentative de coup d'état d'une partie de l'armée. A Istanbul, le réveil est difficile pour les touristes qui n'avaient pas déserté la capitale après la récente vague d'attentats. Chantal Deschênes, Canadienne ayant longtemps vécu à Paris, n'a quasiment pas dormi de la nuit. Leparisien.fr l'a jointe par téléphone.

 

Comment s'est passée votre soirée de vendredi, au début du coup de force militaire ? 

Chantal Deschênes : «J'étais dans la famille de mon amie turque, on dînait tranquillement, lorsque quelqu'un a reçu une alerte sur son téléphone portable annonçant la mise en place de la loi martiale. On a alors allumé la télévision. Il y avait des images de chars dans les rues : ce n'est pas vraiment mon quotidien, j'ai été très surprise et rapidement inquiète. Mes hôtes étaient beaucoup plus sereins, certains sont même rentrés chez eux ! »

 

Que s'est-il passé ensuite ? 

«La famille (ndlr. de ses hôtes turcs) n'était pas stressée du tout. Ils m'ont tout de suite dit "on va rester à l'intérieur; tout va bien se passer". Mais ensuite, les choses ont évolué, bien que nous soyons sur la rive asiatique d'Istanbul : on a commencé à entendre le bruit des F-16 volant à basse altitude, très reconnaissable. Puis j'ai entendu une explosion ! »

 

Vous avez eu peur ? 

«Oui, un peu, je n'ai pas l'habitude d'entendre des explosions ! Ensuite, il ya eu beaucoup de bruit dans la rue, un mélange de klaxons et parfois de coups de feu. Impossible pour moi de trouver le sommeil dans ces conditions ! Mes amis turcs, eux, dormaient depuis longtemps... »

 

Quelle était l'ambiance à Istanbul ce samedi matin ? 

«C'était un vrai soulagement. Je me suis endormie vers 6 heures du matin et à 11 heures, il n'y avait plus ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant