Purge en Turquie : suspension de 15 000 employés de l'Education nationale

le , mis à jour à 13:31
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Purge en Turquie : suspension de 15 000 employés de l'Education nationale
Purge en Turquie : suspension de 15 000 employés de l'Education nationale

La purge continue. Le ministère turc de l'Education nationale turc a annoncé mardi la suspension de plus de 15 000 de ses employés soupçonnés d'être liés au prédicateur Fethullah Gülen. Ce dernier, intellectuel musulman exilé aux Etats-Unis, est l'ennemi juré du président turc Erdogan, et est accusé d'être derrière le putsch manqué. Ses réseaux influencent des pans entiers de la société civile.

 

C'est dans ce contexte tendu qu'un incendie s'est déclaré le même jour dans le quartier des université à Ankara, sans qu'un lien puisse être établi avec la situation politique en cours.

 

It is not an explosion, but a fire in Ankara. Please stop saying explosion just because you're seeing an image of smoke.

— Humeyra Pamuk (@humeyra_pamuk) 19 juillet 2016

Après la police, l'armée, et la justice, c'est donc au tour des milieux de l'éducation et de la culture d'être frappés par la purge.

Mardi dans l'après-midi, l'autorité audiovisuelle turque a annoncé retirer leur licence d'émettre aux radios et télévisions jugées proches de Gülen. 

 

Au total, Reuters estime qu' environ 35 000 militaires, policiers, magistrats, et fonctionnaires ont été suspendus ou arrêtés depuis l'échec du putsch. Un chiffre difficile à établir, dépendant fortement des déclarations venant directement du régime Erdogan, par le biais de ses ministres ou des agences de presse officielles. 

 

Excommunier les putschistes, commémorer les «martyrs»

 

La situation préoccupe la communauté internationale. Pendant le coup d'Etat, le gouvernement et l'armée turque ont compté 300 morts et plusieurs centaines de blessés militaires et civils. Le ministère des Affaires religieuses (Diyanet) a déjà promis que les putschistes tués n'auront pas d'obsèques religieuses.

 

A l'inverse, les forces pro-régime, et les civils tués dans les affrontements du vendredi 15 juillet ont été ...

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