Pugachev : «Le Web est l'avenir de France-Soir»

le
0
INTERVIEW - Après avoir investi 70 millions d'euros dans la relance du titre, racheté en 2009, son propriétaire abandonne la version papier et opte pour une version uniquement numérique. Les deux tiers des effectifs sont supprimés.

Plus de trois cents manifestants se sont rassemblés vendredi devant le siège de France-Soir, avenue des Champs-Élysées à Paris, au moment où le comité d'entreprise examinait l'abandon du papier et le passage du quotidien au tout-numérique au 1er janvier. Ce basculement sera le premier réalisé par la rédaction d'un quotidien d'information générale.

LE FIGARO.- Vous avez annoncé 76 suppressions nettes de postes et l'arrêt de l'édition papier. Est-ce un prélude à l'arrêt du titre ?

Alexander PUGACHEV . - La position de France-Soir n'est plus tenable. Depuis que j'ai repris ce journal, il y a deux ans, nous avons tenté à deux reprises de le relancer. Cela n'a pas marché. J'ai investi au total, en compte courant, plus de 70 millions d'euros. Aujourd'hui, le monde de la presse est difficile économiquement. Tous les grands quotidiens perdent de l'argent. Le coût du papier, de l'impression à la distribution, rend l'équilibre impossible. France-Soir devrait perdr

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant