Publicis: le scénario d'OPA contre-intuitif d'un analyste.

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(CercleFinance.com) - Au-delà des intentions exprimées et des faits avérés, les analystes financiers ont la faculté rare de pouvoir tirer des plans sur la comète. C'est ce à quoi se sont livrés ceux de Natixis, qui viennent de plancher sur l'éventualité d'un rapprochement entre Publicis et... Capgemini. Indeed.

A ma gauche : Publicis, géant français de la publicité qui en Bourse vaut près de 14 milliards d'euros. A ma droite : Capgemini, grand nom des SSII hexagonales, avec une capitalisation de l'ordre de 13 milliards. Sans qu'aucune information à ce sujet ne soit parue, indique la note, Natixis s'interroge : ces deux-là ne pourraient-ils pas se rapprocher ?

Grands arguments : tout d'abord, la fusion ratée avec Omnicom indique que Publicis veut étendre sensiblement son périmètre, une ambition que la direction n'a probablement pas reniée à ce jour. Quelles seraient les cibles les plus évidentes ? A priori, dans le même secteur, l'américain Omnicom toujours, Accenture, tout aussi américain, sinon le japonais Dentsu.

Mais Natixis étudie aussi un scénario nettement moins intuitif : le rapprochement du publicitaire français et de... la SSII tout aussi hexagonale Capgemini. Si les secteurs (informatique et publicité) sont différents, Natixis estime qu'à l'avenir, ils le seront de moins en moins : “le numérique induit une convergence progressive des marchés de la technologie et du marketing”. Pour preuve, l'américain Sapient racheté par Publicis était aussi, selon Natixis, dans les petits papiers de Capgemini.

De plus, en termes de “profils”, ces deux grands groupes fondés en France “présentent de nombreuses similitudes : culture, histoire, taille et couverture géographique. L'exécution serait ainsi moins risquée qu'avec Omnicom”, juge Natixis. Pour quel bénéfice ? D'abord, des synergies évaluées à 2,5% des coûts totaux, “soit 500 millions d'euros”. Ensuite, le repositionnement de l'éventuel futur groupe sur les marchés à plus forte ajoutée.

Faut-il parier sur ce scénario d'OPA “made in Natixis” ? Les analystes ne le préconisent pas, se contentant d'évoquer “une option tout à fait possible” : il s'agit pour eux, semble-t-il, d'une hypothèse de travail, d'une sorte de conjecture. Rappelons qu'en mai dernier, Natixis avait planché sur le scénario d'une OPA de Havas sur Vivendi (sic).

EG


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