Publicis et Omnicom rompent leurs fiançailles

le
2

 

Maurice Lévy et John Wren n'ont pas réussi à s'entendre notamment sur le nom du futur directeur financier.
Maurice Lévy et John Wren n'ont pas réussi à s'entendre notamment sur le nom du futur directeur financier.

Publicis, le numéro trois mondial de la publicité, et Omnicom, le numéro deux, devaient donner naissance au numéro un mondial du secteur devant le britannique WPP. Mais les querelles d'ego auront fait échouer cette fusion voulue « entre égaux ».

Les noces n'auront pas lieu ! Les géants publicitaires Publicis et Omnicom ont officiellement annoncé renoncer à leur projet de mariage annoncé en juillet 2013. « Dans cette fusion entre égaux, il y avait quelques éléments essentiels, dont un était fondamental, l'équilibre. Sur cela, je n'étais pas prêt à transiger » s'est justifié Maurice Lévy dans un entretien accordé au Monde pour expliquer l'échec de cette opération majeure qui devait donner naissance au numéro un mondial de la publicité devant le britannique WPP. Une confession qui révèle que des facteurs déterminants du contrat de mariage n'avaient pas été fixés au préalable. Ainsi, Maurice Lévy et John Wren, le patron d'Omnicom, n'auraient pas réussi à s'entendre sur le nom du futur directeur financier, chacun voulant imposer le sien.

Depuis un mois, la planète finance bruissait d'informations faisant état de tensions dans les négociations qui compliquaient le processus de fusion. Les questions fiscales et réglementaires liées à la localisation du siège social du futur groupe, qui devait être domicilié à Amsterdam, et les conflits sur l'organigramme auront donc réussi à faire échouer cette fusion voulue « entre égaux ».  « A un moment, pour une raison qui m'échappe, il y a eu une volonté de modifier les règles du jeu » avance même Maurice Lévy qui n'avait pas caché son enthousiasme l'été dernier pour vanter le projet. « Les difficultés encore à surmonter ajoutées à la lenteur du processus ont créé un niveau d'incertitude préjudiciable aux intérêts des deux groupes » ont ainsi conclu les deux dirigeants dans leur déclaration commune.

Exit donc la fusion Publicis-Omnicom, reste maintenant au conseil de surveillance de Publicis de s'emparer à nouveau du dossier de la succession de Maurice Lévy, 72 ans. Ce dernier a confirmé son souhait de passer la main tout en gardant le contrôle de ce processus. Plus rentable qu'Omnicom, Publicis, actuel numéro trois mondial (6,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires vs. 9 milliards pour Omnicom), a vu son bénéfice net 2013 progresser de 11,5% à 816 millions d'euros.

J.G

Retrouvez le communiqué de Publicis annonçant le renoncement de la fusion avec Omnicom :

Lire aussi sur Boursorama...

L'échec de la fusion avec Omnicom oblige Publicis à revoir sa stratégie mondiale (AFP)

Lévy a le soutien de Publicis malgré la fusion avortée (Reuters)

En vidéo sur Boursorama...

Publicis/Omnicom : l'édito éco de Nicolas Doze (BFM Business)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mxlib le dimanche 11 mai 2014 à 20:37

    Bonne nouvelle : le siège social reste en France

  • omabama le samedi 10 mai 2014 à 18:14

    Haha.. tu en as des soucis maurice!!! quelle vie!!