Publicis dépasse les attentes au 1er trimestre avec les changes, Sapient

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PREMIER TRIMESTRE MEILLEUR QUE PRÉVU POUR PUBLICIS
PREMIER TRIMESTRE MEILLEUR QUE PRÉVU POUR PUBLICIS

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Publicis a fait état mardi d'une croissance supérieure à ses attentes et à celles du marché pour le premier trimestre grâce à l'impact positif des changes et à la contribution de l'américain Sapient racheté en novembre.

Le numéro trois mondial de la publicité, qui donne le coup d'envoi des publications dans le secteur, espère rebondir en 2015 après une année 2014 calamiteuse marquée par l'échec de son projet de mariage avec l'américain Omnicom et des performances inférieures à celles de ses principaux concurrents.

Sur les trois premiers mois de l'année, son chiffre d'affaires s'est établi à 2,1 milliards d'euros, donnant une croissance organique de 0,9%. Celle-ci traduit un ralentissement par rapport à la hausse de 3,2% des trois derniers mois de 2014 mais elle est supérieure aux attentes du marché. Des estimations d'analystes allaient de -0,5% à +0,5%.

En données publiées, les revenus font un bond de 31,7%.

"Nous attendions une croissance organique négative", a déclaré à des journalistes le président du directoire Maurice Lévy qui avait plusieurs fois insisté sur le caractère progressif de la remontée attendue pour 2015 avec un début d'année qu'il craignait poussif.

"Ce n'est pas le Pérou (...). C'est mieux qu'attendu, c'est encourageant pour l'ensemble de l'année", a-t-il ajouté.

Publicis anticipe une accélération progressive au fil des mois à venir avec un deuxième semestre supérieur au premier.

Sur l'ensemble de 2015, la croissance organique du groupe français devrait être au moins conforme à la moyenne de celle des agences publicitaires, attendue aux environs de 3% par ZenithOptimedia, une filiale de Publicis, a précisé Maurice Lévy.

"La priorité cette année c'est clairement la croissance organique et de relancer la machine", a expliqué le dirigeant du groupe publicitaire qui a souffert l'an dernier des difficultés de son agence numérique vedette Razorfish et du projet avorté de fusion avec Omnicom qui a accaparé ses équipes plusieurs mois.

Au premier trimestre, Publicis a principalement bénéficié de son exposition au dollar et à la livre britannique qui ont eu un impact positif de 215 millions d'euros sur ses revenus.

Publicis s'attend à ce que l'évolution des changes lui soit positive jusqu'à la fin de l'année après avoir renforcé, grâce au rachat de Sapient, sa présence en Amérique du Nord où il a dégagé 55% de ses revenus au premier trimestre.

Sapient, dont le rachat a été bouclé début février, a en outre pour la première fois été intégré aux comptes de Publicis du premier trimestre qui incluent une contribution positive des acquisitions de 274 millions d'euros.

Ces deux facteurs ont permis de contrebalancer une performance en demi-teinte des pays émergents, en repli de 2,6% sur la période, pénalisé principalement par la baisse de 10% des revenus en Russie et au Brésil.

L'activité en Chine reste poussive (-1%) mais Publicis compte terminer l'exercice sur une croissance positive, a précisé Maurice Lévy.

Le concurrent français Havas publiera ses compte le 5 mai tandis que les chiffres du numéro un mondial WPP seront connus ce jeudi.

Interrogé sur l'état des préparatifs pour sa succession, Maurice Lévy, qui a prévu de passer la main lors de l'assemblée générale de la société en 2017, a répondu que la recherche d'un candidat ne "commencerait pas avant la dernière partie de l'année 2016".

Le titre avait clôturé lundi soir en baisse de 0,65% à 72,34 euros, donnant une capitalisation boursière de 16 milliards d'euros. Depuis le début de l'année, il affiche une hausse de 21%.

(Edité par Matthieu Protard)

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