PSG / T.Omeyer : " Dans la vie de tous les jours, c'est un très bel âge "

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PSG / T.Omeyer : " Dans la vie de tous les jours, c'est un très bel âge "
PSG / T.Omeyer : " Dans la vie de tous les jours, c'est un très bel âge "

Thierry Omeyer nous a accordé un entretien exclusif au terme d'une " très belle saison " avec le PSG et avant deux matchs de qualification à l'Euro 2016 sans enjeu pour les Experts, déjà qualifiés. A 37 ans, " Titi " s'éclate autant qu'avant et ne compte (toujours) pas s'arrêter là.

Thierry Omeyer, la saison du PSG a d’abord été compliquée mais au final vous remportez trois titres nationaux (Championnat, Coupe de France et Trophée des Champions). Quel est votre bilan de cette saison ?
On a fait une très belle saison. On a réussi à décrocher trois titres dont celui de champion qu’on est allé chercher à la dernière journée. Ça été compliqué, difficile même, mais cela montre le niveau du Championnat. Il y a de très bonnes équipes et ça rend ce titre de champion encore plus beau. On a eu une mauvaise passe mais, par expérience, je sais qu’un Championnat c’est très long. C’est vrai qu’en début de saison on a perdu pas mal de points. Il a fallu que l’équipe se mette en place car il y avait quand même trois nouveaux joueurs. On a perdu trois matchs d’un petit but et on savait que derrière on serait dans l’obligation de faire une saison quasi parfaite. Et c’est ce qu’on a fait avec cette très belle série de 18 matchs sans défaite qui nous a permis de décrocher ce titre.

Où en est le PSG handball à l’échelle européenne ? Car, comme vos collègues du football, vous avez échoué en quarts de finale de la Ligue des Champions…
On continue de progresser. Le PSG Handball reste un club assez jeune sur le plan international. Ce n’est que la deuxième saison en Ligue des Champions pour deux quarts d’affilé, ce qui n’est quand même pas rien. Après, on est tous ici pour remporter cette compétition. Il va falloir encore progresser l’année prochaine pour enjamber cette petite marche face à des clubs qui ont, eux, une histoire en Europe. On a les armes pour lutter, et il va falloir franchir ce palier l’année prochaine. Cette élimination se joue sur des petits détails. On tombe contre Veszprem qui perd en finale et qui a déjà beaucoup d’expérience. Avec le retour là-bas, c’était compliqué. On fait match nul chez nous, et c’est peut-être le petit regret qu’on peut avoir. Malgré cela, la saison reste très positive et très belle avec ces trois titres.

Que pensez-vous du nouveau coach, Noka Serdarusic ?
Je le connais pour avoir joué deux ans sous ses ordres à Kiel, c’est un entraineur très expérimenté qui a déjà prouvé beaucoup. Il a presque gagné tous les trophées en club. Je suis content de le retrouver et il va apporter toute son expérience et sa science du jeu à l’équipe. Il va apporter des nouveaux systèmes de jeu et son expérience de haut niveau européen.

Vous avez prolongé jusqu’en 2017 avec le PSG, n’êtes-vous pas un peu vieux ?
Je pense que j’ai une très bonne hygiène de vie et je m’éclate encore beaucoup sur les terrains. C’est surtout ça qui compte. Dans la tête, je ne me considère pas comme un vieux, d’autant plus que dans la vie de tous les jours, c’est un très bel âge. J’ai envie de profiter encore un maximum et je pense que jouer dans des équipes où l’exigence est très élevée et où il faut gagner des titres, ça aide. Et ça me convient tout à fait. J’ai envie de continuer à vivre des belles aventures que ce soit en équipe de France ou avec le PSG.


On vous taquine sur l’âge, mais le poste de gardien c’est particulier. En France, on parle beaucoup de l’âge mais à l’étranger beaucoup moins...
C’est vrai qu’à l’étranger, il y a pas mal de gardien quarantenaire. Un gardien peut durer un peu plus qu’un joueur de champ et être toujours aussi performant.

Têtu Omeyer ?

Il y a pas mal de joueur de l’équipe de France au PSG, est-ce un bien ou un mal ?
Il y a six joueurs de l’équipe de France au PSG. C’est bénéfique à la fois pour le PSG et pour l’équipe de France d’avoir cette ossature commune. Cela permet de travailler ensemble toute l’année. Et à côté de ça, il y a de grands joueurs qui viennent se greffer à cette équipe du PSG, comme Hansen qui est vraiment très, très performant.

Luka Karabatic vient de signer au PSG et on parle beaucoup de l’arrivée prochaine de Nikola...
Ce serait super si Niko pouvait se joindre à cette équipe.

Passons à l’équipe de France. Mercredi, en match de qualification pour l’Euro, c’est la République tchèque qui se profile, la Suisse bientôt. Or, avant ces deux matchs, vous êtes déjà qualifiés pour l’Euro en Pologne. A quoi peut-on s’attendre avec des matchs comme ça, sans enjeu ?
Faut s’en servir comme des matchs de travail. On est contents de se retrouver pour terminer la saison ensemble et pour faire bonne figure. Car quand on vient en équipe en France, on a envie d’être performant. Ce qui est bien, c’est qu’on pourra travailler un peu sans pression car on est déjà qualifiés.

Vous avez tout gagné, que voulez-vous encore remporter ?
Il y a les JO à aller chercher. C’est la plus prestigieuse des compétitions et en plus on est déjà qualifiés pour Rio. Mon objectif, c’est d’y aller et même, pourquoi pas ?, jouer ce Mondial 2017 en France. Ce sont vraiment des objectifs qui donnent envie d’aller à l’entrainement tous les jours, de faire les efforts nécessaires pour participer à ces aventures et pour aller chercher des médailles.

Qu’est-ce qui vous motive à prendre encore des ballons dans la tête malgré toutes ces médailles et ces distinctions personnelles ?
Je suis têtu, mais la cage c’est là où je me sens bien aussi. J’ai envie d’en profiter encore un maximum, je sais que la fin est proche. C’est pour ça que je continue, pour vivre des moments avec les potes et essayer d’aller chercher des médailles. On est jamais rassasié, moi j’ai toujours faim, j’ai encore envie d’aller chercher des médailles, des titres.

Omeyer dans l’encadrement des Bleus après sa carrière de joueur ?

Ça vous plairait de travailler dans l’encadrement de l’équipe de France comme Didier Dinart par exemple ?
Je commence à y réfléchir. Car il faut y penser à cet après-carrière. J’aimerais bien transmettre tout ce que j’ai appris au cours de ma carrière. Redonner au handball ce qu’il m’a donné et notamment aux jeunes gardiens ou aux moins jeunes (sourires). J’ai envie de partager mon expérience.

Qu’est ce qu’on peut vous souhaiter ?
Des victoires, des victoires et des victoires (rires). J’ai une haine de la défaite. Surtout, plus on gagne, plus on a envie de gagner.
Y a des petits jeunes qui arrivent, il faut leur expliquer cette mentalité de toujours vouloir gagner…
Les jeunes qui arrivent ont un très bon état d’esprit, ils s’intègrent bien. Et nous, on est là pour partager notre expérience mais aussi pour inculquer l’exigence et la remise en question permanente. Leur montrer que même si on a déjà remporté plein de choses, on est toujours à fond à l’entrainement et en match. Ils apprennent beaucoup à notre contact et on le voit car à chaque fois ces jeunes prennent de plus en plus de place. Et c’est bien car ce sont eux qui incarnent le futur de l’équipe de France.

Est-ce important d’être expressif (comme vous l’êtes) sur le terrain ?
C’est important pour moi de montrer un maximum de présence à mes coéquipiers et mes adversaires. De jouer un peu avec l’équipe adverse. C’est vrai, quand on est gardien, on est dans notre zone, on est un peu à part, y pas ce contact avec les joueurs. Il faut donc trouver un autre moyen pour communiquer avec eux.

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