PSG premier de la classe, Bordeaux bonnet d'âne

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PSG premier de la classe, Bordeaux bonnet d'âne
PSG premier de la classe, Bordeaux bonnet d'âne

Il faut bien l'admettre, excepté le PSG et son effectif pléthorique, les clubs français ne sont pas au niveau cette saison sur la scène européenne. Au bout de deux journées, le bilan est même catastrophique et inquiétant pour la suite de la saison. Si l'on met de côté les deux victoires parisiennes contre l'Olympiacos (4-1) et le Benfica Lisbonne (3-0), Marseille (en Ligue des Champions), Lyon et Bordeaux (en Ligue Europa) cumulent à eux trois quatre défaites et deux nuls. En y ajoutant les éliminations de Nice et de Saint-Etienne lors des barrages, l'ombre du déclassement plane aujourd'hui sur la France à l'indice UEFA. Dépassée par le Portugal dès le printemps 2012, la France est effectivement aujourd'hui sous la menace, à long terme, de la Russie. Pour le moment, en regardant dans le rétro, les clubs français ont une certaine marge. Mais à force de gaspiller des occasions de grappiller des points, le retour de la Russie pourrait bien être plus rapide que prévu. D'autant qu'il ne faut pas être grand spécialiste de football pour cataloguer des équipes comme le Vitoria Guimaraes (8eme du championnat portugais) ou le Maccabi Tel-Aviv (deuxième du championnat israélien) comme faibles sur la scène européenne.

Marseille est tombé sur plus fort, Lyon la peur au ventre

On veut bien accorder le bénéfice du doute à l'OM, qui vient d'affronter coup sur coup Arsenal, leader en Premier League, et le Borussia Dortmund, leader en Bundesliga. Et de subir deux revers. L'un avec les honneurs, l'autre sans vraiment combattre semble-t-il. Pour Lyon et Bordeaux, le constat est nettement plus alarmant. En commençant par un OL qui n'a certes pas encore perdu (ndlr : deux matchs nuls au Betis Séville et contre le Vitoria Guimaraes) mais qui fait preuve d'un niveau de jeu proche du néant depuis plusieurs semaines. Comme paralysé, le club de Jean-Michel Aulas n'arrive plus à mettre un pied devant l'autre. Jeudi soir, après une première période indigente, il s'en est remis à un coup de tête de son capitaine, Maxime Gonalons, pour prendre son deuxième point de la compétition en deux rencontres. Un résultat nettement insuffisant pour une équipe reversée dans cette compétition et censée avoir une expérience européenne bien supérieure à ses adversaires du groupe. Qu'arrive-t-il à cet OL ? Les mots ont été lâchés par Rémi Garde à l'issue de la rencontre. « Les joueurs ont du mal à se libérer, ils ont quelque part un peu peur », a confié, désabusé, le coach rhodanien.

Bordeaux est déjà presque condamné

Incapable de se hisser à un niveau digne de l'Europe, l'OL, seulement 9eme de Ligue 1, n'est-il finalement pas à sa place dans ce groupe annoncé faible ? Probablement au vu du niveau de jeu déployé par les Gones. Et que dire des Girondins de Bordeaux ? Rien en fait. Cette équipe n'a pas le niveau pour évoluer en Coupe d'Europe. Après le naufrage à Francfort (3-0) il y a quinze jours, les hommes de Francis Gillot ont à nouveau été battus par le champion d'Israël en titre, le Maccabi Tel-Aviv. Mais cette fois-ci à domicile. Et les carences affichées semblent aujourd'hui insurmontables. Comme il l'avoue volontiers lui-même, Francis Gillot n'a pas les moyens de lutter. « Cette Coupe d'Europe n'arrive pas à point nommé pour nous. On n'a pas l'effectif pour la jouer », a-t-il admis jeudi soir. Mais à force de se trouver des excuses, les clubs français en oublient de jouer, comme si la défaite était inéluctable. A ce petit jeu-là, les clubs russes se tiennent prêts. Et les Portugais s'échappent. Rappelons tout de même qu'en cas de nouvelle place perdue au classement, il se pourrait qu'il n'y ait plus, à terme, que deux clubs français en Ligue des Champions. Une simple menace aujourd'hui. Une réalité très bientôt?

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