PSG : Pourquoi il ne faut pas s'inquiéter

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PSG : Pourquoi il ne faut pas s'inquiéter
PSG : Pourquoi il ne faut pas s'inquiéter

Ce dimanche, le PSG s’est fait surprendre par Monaco en clôture de la 3eme journée de Ligue 1 (3-1). Le club de la capitale concède ainsi sa défaite la plus précoce en championnat depuis cinq ans. Mais il ne faut pourtant pas s’en inquiéter, voici pourquoi.

Le PSG nous a tellement habitués à dominer, écraser le championnat qu’une défaite dès la troisième journée de cette nouvelle édition, a provoqué un coup de tonnerre dans le football français. Pour son premier choc de la saison, le PSG version Emery était attendu au tournant. Et il a déçu. Dominés dans l’ensemble des compartiments du jeu, les Parisiens se sont logiquement inclinés après notamment une première période insipide. Surtout c’est l’ampleur de la défaite qui peut surprendre. Trois buts encaissés en championnat par le PSG, ce n’était plus arrivé depuis mars 2015. Autre preuve de la contre-performance parisienne, seulement six tirs tentés sur l’ensemble du match, soit le plus petit total depuis un match face à Marseille en octobre 2013. Pourtant, du côté des dirigeants du club on ne s’inquiète pas : « Ce n’est pas la fin du monde, on a juste perdu un match de championnat » a minimisé le président Nasser Al-Khelaïfi. « La saison vient de commencer, ce n’est pas grave » a confirmé le directeur du football, Patrick Kluivert. On ne tire pas la sonnette d’alarme à Paris, et ils ont raison. Un chantier toujours en cours Le nouveau technicien parisien, Unai Emery l’avoue volontiers : son adaptation à son club et à la Ligue 1 est « un processus ». Et visiblement, il est toujours en cours. Le PSG a commencé une véritable révolution cet été avec le départ de son hyperstar Zlatan Ibrahimovic et l’installation d’un nouveau style de jeu. Le club de la capitale est donc en chantier. Les joueurs parisiens sont à la recherche d’un équilibre, notamment dans les couloirs. Déjà entrevus lors du match face à Metz, ces maux se sont révélés fatals face à une équipe du calibre de Monaco. Surtout, Emery a perdu son duel tactique face à Leonardo Jardim. L’ASM n’est jamais aussi redoutable que lorsqu’il s’agit de contrer un adversaire dominant la possession de balle. « Je dois apprendre de mes erreurs » a même reconnu Unai Emery. Le Basque sera donc encore plus vigilant à l’avenir. Monaco, la bête noire du PSG Monaco adore tenir tête à l’ogre parisien. Et pour cause, le PSG n’a remporté qu’un seul de ses quatorze derniers matchs de L1 face au club du Rocher (cinq défaites et huit nuls). Déjà battu par les Monégasques en mars dernier (0-2) au Parc des Princes, le club de la Capitale n’avait plus concédé deux défaites de suite face à un même adversaire depuis la saison 2003-2004 (Lens). Accréditant ainsi la thèse d’un accident et des belles performances de l’ASM face au PSG. Heureusement pour les Parisiens, il ne reste plus qu’un match face à Monaco, cette saison en ligue 1, ce sera le 28 janvier prochain. Un soulagement. Le PSG n’était pas prêt Le mois de septembre n’a pas encore commencé mais les Monégasques sont déjà en feu. En effet, l’ASM a déjà participé à quatre matchs de Ligue des Champions (3e tour préliminaire et le barrage) et est parvenu à valider son ticket pour la phase de groupe de la C1. Surfant sur ces performances le club semble galvanisé et évolue sur un tempo européen. Parfait pour battre une équipe du calibre du PSG. Puisque de leur côté les Parisiens avaient facilement disposé de Lyon (4-1), lors du Trophée des Champions avant d’enchainer avec deux succès sans forcer en championnat face à des équipes ne fréquentant pas la même cour que l’ASM (Bastia et Metz). Le club de la Capitale n’était donc pas encore prêt. Ce qui explique le manque d’engagement dans les duels des joueurs parisiens. Ils sont désormais prévenus. Cette défaite aura au moins cela de positif. Comme l’a confirmé Patrick Kluivert : « il faudra réagir après cette défaite. Les joueurs doivent changer de tête après ce match. (…) Il y a beaucoup de matchs à jouer, on doit travailler plus pour trouver notre rythme, notre système. Tout est nouveau, les joueurs, les formes d’entraînement. Chaque joueur doit intégrer notre système. » Un rappel à l’ordre bénéfique Même s’il n’y a jamais de bon moment pour s’incliner, cette défaite est peut-être un mal pour un bien. En effet rien ne se joue au mois d’août, après seulement trois journées et quand les classements sont encore provisoires et les tendances bien trop volatiles. A deux semaines de débuter sa campagne européenne face à Arsenal, un match déjà décisif dans l’attribution de la première place du groupe A, le club de la Capitale a pu ainsi cerner les points à travailler. Et avec un effectif de grande qualité tant qualitativement que quantitativement, la marge de progression est encore grande. La concurrence n’était pas (encore) là On le sait l’effectif du PSG est composé à majorité d’internationaux, une bonne chose qui comporte également des inconvénients. 2016 était une année particulière avec l’Euro, la Copa America et les Jeux Olympiques. Ce qui n’a pas facilité le travail d’Unaï Emery forcé de jongler avec les états de forme tout en apprenant à connaitre ses joueurs. Sans la suspension de Rabiot pour le Trophée des Champions, les blessures de Cavani à la fin des matchs de préparation et celle de Pastore, ce week end, le onze d’Emery aurait été identique durant le mois d’août. Le temps de cette stabilité est désormais terminé. « Maintenant, il va y avoir de la concurrence » a lâché Emery. Thiago Silva, Jesé, Thomas Meunier et autre Grzegorz Krychowiak vont avoir du temps de jeu. Et au vu de cet effectif le club de la capitale devrait reprendre tranquillement sa marche en avant. Et cette défaite face à Monaco ne sera plus qu’un lointain souvenir.
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