PSG, la CFA sans bluff

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PSG, la CFA sans bluff
PSG, la CFA sans bluff

Après que Laurent a menacé d'envoyer la CFA disputer la finale de la Coupe de la Ligue face à Bastia, le groupe parisien comporte finalement les absents du Barça et les coiffeurs habituels. Pourtant, le message est passé.

"J'attendais le résultat de ce match pour en parler. J'attendais bien sûr un résultat positif. Mais il n'est pas impossible que samedi, on aligne l'équipe de CFA. On peut songer à ça. J'y songe." Il est sympa, Lolo. Depuis la qualification du PSG face à Chelsea, il peut même tout se permettre. Se fendre d'un sourire, ne plus justifier ses choix d'équipe et même pousser des coups de gueule. Oui, l'ancien technicien un peu coincé a fait place à un coach sûr de lui et rasséréné par les performances de son PSG. Alors, les coups de pression ne lui font plus peur. Mieux, c'est désormais lui qui les met. Et s'il y a quelques mois, la menace d'envoyer la CFA disputer une rencontre aurait fait hurler les partisans du "tout pour un titre ", force est de constater que l'annonce de Blanc fait presque l'unanimité. Qui mieux que l'entraîneur de la plus grosse machine de L1, encore engagée en Ligue des champions et dans les deux Coupes, connaît son groupe et l'état physique qu'il faut maintenir pour maximiser ses chances ? Le pire, c'est que Lolo a raison. Car si Paris est un grand club, il doit pouvoir se comporter comme tel.
L'accumulation
Évidemment, Laurent Blanc n'est pas plus bête qu'un autre. Sans aucun doute est-il au fait du règlement de la Coupe de la Ligue qui oblige une équipe à aligner au moins sept joueurs ayant disputé l'une des deux dernières rencontres du PSG. Adressé à la Ligue en raison de son refus de déplacer la finale en vue des difficiles échéances à venir (la lutte pour le titre et le Barça), le taquet n'en demeure pas moins symbolique : si Paris veut être compétitif sur l'ensemble des tableaux, il doit être en forme. Et si blocage des instances il y a, le PSG agit en conséquence, en jugeant de l'adversité pour préserver ses cadors selon les opportunités. Cela se passe-t-il autrement dans les autres grosses écuries ? Le Barça de 2011, le Bayern de 2014 n'ont-ils pas également eu recours à un certain turn-over pour remplir l'armoire à trophées ? Plus provocatrice qu'ancrée dans la réalité du terrain, la tirade de Laurent Blanc, au-delà de la critique qu'elle émet, vient également rappeler que la Coupe de la Ligue - quoique ses organisateurs s'en défendent - reste une compétition mineure pour un club de l'envergure de Paris. Un trophée ne se galvaude pas, mais le PSG pourrait désormais l'emporter avec une équipe de jeunes loups entourés de coiffeurs. Vexant…


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