PSA Peugeot Citroën : une nouvelle piste de négociation

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(lerevenu.com) - Vendredi, le groupe automobile a dressé un bilan provisoire du cycle des négociations devant conduire à l'élaboration d'un nouveau contrat social. Ces discussions sont conduites en vue de la signature d'un accord de compétitivité, sur le modèle de celui signé par Renault, en mars dernier. Avant d'aborder le vif du sujet avec les syndicats, à partir du 5 septembre prochain, la première vague de négociations a porté notamment sur l'aménagement des fins de carrière des seniors en vue de leur maintien dans l'entreprise et la réactivation de l'emploi des jeunes. 

L'action PSA réagit davantage (+1%), lundi en séance, à une information du Wall Street Journal selon laquelle le groupe envisagerait de céder à la banque espagnole Santander jusqu'à la moitié du capital de Banque PSA Finance. Cette filiale qui a dégagé, l'an dernier, un bénéfice net de 293 millions d'euros alors que la société mère affichait une perte nette consolidée de 5,01 milliards, bénéficie d'une garantie de crédit de l'Etat français de 7 milliards d'euros, dont la Commission européenne examine la validité. En cas d'accord avec Santander, PSA qui n'a pas commenté cette information, améliorerait ainsi le refinancement de sa filiale bancaire qui octroie 40% des prêts auto contractés par ses clients. Banque PSA Finance n'aurait alors plus besoin de la garantie de l'Etat. 

Dans un article consacré à une éventuelle recapitalisation du groupe automobile («Peugeot sans les Peugeot ?»), le Journal du Dimanche paru le 21 juillet évoque les pistes de réflexion qu'explore la famille actionnaire pour faire éventuellement entrer un nouveau partenaire industriel au capital qu'elle contrôle à 25% (avec des droits de vote double). Un banquier proche du dossier, interrogé par l'hebdomadaire, commente la marge de manoeuvre des Peugeot : «Ils pourraient céder des actifs ou des tickets dans Zodiac, Seb ou Sanef, pour participer à une augmentation de capital et conserver entre 10 et 12% du groupe.» Un conseiller à Bercy a néanmoins reconnu «qu'aucun scénario ne s'impose pour le moment», selon le Journal du Dimanche. 

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