PSA consultera ses partenaires industriels avant une alliance

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PSA CONSULTERA SES PARTENAIRES INDUSTRIELS AVANT UNE NOUVELLE ALLIANCE
PSA CONSULTERA SES PARTENAIRES INDUSTRIELS AVANT UNE NOUVELLE ALLIANCE

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën consultera ses partenaires industriels avant de conclure une éventuelle nouvelle alliance, a déclaré mardi l'un des principaux dirigeants du groupe automobile.

Guillaume Faury, directeur de la Recherche & Développement du constructeur français, a refusé de commenter les discussions en cours avec General Motors. Il a souligné que l'accélération actuelle de la course aux technologies rendait indispensables les partenariats et la mutualisation des dépenses de R&D.

Des sources proches du dossier ont indiqué lundi soir que General Motors poursuivait des discussions à un stade avancé pour prendre une participation de moins de 5% dans PSA Peugeot Citroën dans le cadre d'un projet d'alliance stratégique en Europe.

"Ce qui pourrait changer dans l'avenir, (c'est qu')il faudra (...) que les partenaires qui ont signé des accords de coopération fassent évoluer ces coopérations en fonction des accords qui seront signés", a déclaré Guillaume Faury, au cours d'une conférence de presse consacrée à la technologie hybride diesel de PSA.

Le groupe travaille actuellement avec BMW dans les moteurs à essence et les composants hybrides, avec Ford dans les moteurs diesel, avec Mitsubishi dans les voitures électriques et les 4x4, avec Toyota dans les petites voitures et avec Fiat dans les utilitaires.

"Les dépenses consacrées à la réduction des émissions en polluants et en CO2 représentent à peu près la moitié de l'effort de R&D", a souligné Guillaume Faury. "Cela montre très clairement que cette partie-là, il faut être capable de la partager."

ÉCONOMIES D'ÉCHELLE

PSA lance cette année quatre voitures équipées de la technologie Hybrid4 - un moteur thermique diesel assisté à l'arrière d'un moteur électrique - une première mondiale dans l'automobile. Ce projet a représenté un investissement de 500 millions d'euros sur cinq ans, financé intégralement par le groupe.

"Cette part-là, qu'on porte, on souhaite et on va essayer de la porter de façon la plus partagée possible", a poursuivi Guillaume Faury.

"On regarde toutes les options qui vont nous permettre dans le futur d'accélérer en matière de technologies, de montée en gamme et de solutions à bas niveau de CO2, de façon à obtenir des effets d'échelle et des partages d'investissement."

Toujours très dépendant du marché européen, PSA a été frappé de plein fouet par la chute des ventes de petites voitures depuis la rentrée de septembre dernier. Sa division automobile a perdu de l'argent en 2011 et le groupe a été contraint de reporter plusieurs investissements, notamment en Inde et au Brésil.

Interrogé sur la possibilité qu'un autre constructeur puisse utiliser l'architecture hybride diesel de PSA, Guillaume Faury a répondu que c'était techniquement faisable puisque celle-ci a déjà été conçue pour s'adapter si besoin à deux des propres plates-formes de PSA.

Quant à la version rechargeable de l'hybride diesel, qui permet de rouler davantage en mode électrique et que PSA avait annoncée à partir de 2012, il n'en n'est plus question à l'heure actuelle. En revanche, PSA travaille sur l'hybride essence rechargeable pour le marché chinois, où le diesel est très peu répandu.

"Nous sommes en train de préparer des solutions hybride rechargeable sur une base de moteur essence pour la Chine", a précisé Guillaume Faury. "C'est une suite logique des développements hybrides qu'on fait ici en Hybrid4 (...) et nous aurons une flotte de véhicules hybride rechargeable en Chine à une date relativement proche."

Edité par Dominique Rodriguez

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