PSA Aulnay : 101 ex-salariés obtiennent gain de cause devant les prud'hommes

le
0
PSA Aulnay : 101 ex-salariés obtiennent gain de cause devant les prud'hommes
PSA Aulnay : 101 ex-salariés obtiennent gain de cause devant les prud'hommes

101 ex-salariés obtiennent gain de cause devant les prud'hommes après la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay

Le conseil des prud'hommes de Bobigny vient de donner raison à 101 ex-salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) qui contestaient le motif économique de leur licenciement en mai 2013 alors que l'usine allait fermer. PSA avait annoncé en juillet 2012 la fermeture de cette usine au nord de Paris qui employait 3 000 personnes en raison des difficultés économiques rencontrées à l'époque. Selon cette décision, les licenciements économiques ont été requalifiés en «licenciement sans cause réelle ni sérieuse.» Cependant, dans la même affaire, 49 ex-salariés ont été déboutés.

En d'autres termes, le groupe PSA Peugeot Citroën est condamné à verser une nouvelle indemnité de licenciement à ses anciens ouvriers. Mais, ceux-ci devront au préalable lui rembourser les sommes, plus élevées, qu'ils ont perçues lors de leur départ dans le cadre de transactions individuelles. En conséquence, ces ex-salariés qui ont gagné sur le tapis vert vont être perdants financièrement.

Cependant selon Flodor Rilov, l'avocat des ex-salariés a salué «une victoire de principe» qui «condamne Peugeot pour la fermeture d'Aulnay.» Et d'ajouter: «Ce qui est déterminant c'est le jugement sur l'invalidité des licenciements, la bataille ne fait que commencer». Les ex-salariés devraient faire appel afin d'obtenir «confirmation de cette victoire sur le principe et une amélioration sur les indemnisations.»

De son côté, le groupe PSA a une autre interprétation. «Les condamnations prononcées ne paraissent pas remettre en cause ni le motif économique, ni la qualité intrinsèque du Plan de sauvegarde de l'emploi, ni même le processus de reclassement dont ont bénéficié les salariés», a expliqué la direction du constructeur automobile.

En attendant, cette décision pourrait faire école. 200 ex-salariés PSA de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant