PS : une poignée de rebelles contre l'oubli de "l'esprit du Bourget"

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Jérôme Guedj fait partie des 17 frondeurs. Il a effectué ses débuts en politique en étant l'assistant parlementaire de Jean-Luc Mélenchon.
Jérôme Guedj fait partie des 17 frondeurs. Il a effectué ses débuts en politique en étant l'assistant parlementaire de Jean-Luc Mélenchon.

Ils s'appellent Jérôme Guedj, Pouria Amirshahi, Pascal Cherki, Razzy Hammadi, Michel Pouzol, Mathieu Hanotin, Nathalie Chabanne, Christophe Léonard, Jean-Pierre Blazy... Et ils sont députés socialistes et cependant abonnés à l'abstention, voire à l'opposition sur certains textes clés du gouvernement. Mardi, sur les retraites, 17 députés PS ont préféré s'abstenir, à l'image de l'ensemble du groupe écologiste et des radicaux*. La défection des radicaux n'était pas anticipée par le gouvernement si bien que le texte est passé d'un cheveu (10 voix). Marisol Touraine, la ministre des affaires sociales, prise d'une certaine panique, a donc téléphoné à trois reprises à Jérôme Guedj, le leader de la contestation, pour s'assurer qu'il ne voterait pas contre...

Le député Guedj, l'un des animateurs du courant Maintenant la gauche, était farouchement opposé à l'article 2 de la loi qui prévaut l'allongement de la durée des cotisations. "C'est le coeur du sujet : je l'ai dit et redit, c'est un sujet identitaire pour les socialistes. Je ne souhaite pas que nous revenions sur ce qui est un acquis de la gauche", expliquait-il sur son blog en faisant référence, notamment, à la retraite à 60 ans, héritage de François Mitterrand. "La gauche n'est rien sans ces marqueurs fondamentaux qui placent son action dans la grande histoire de l'émancipation individuelle et collective", clamait-il dans l'hémicycle en guise d'explication de vote. "Je n'ai pas...

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