PS : qui sont les 41 lâcheurs ?

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Manuel Valls s'exprimant devant l'Assemblée nationale.
Manuel Valls s'exprimant devant l'Assemblée nationale.

Lorsqu'il a fallu contraindre les députés socialistes à voter pour le pacte de stabilité, mardi, les équipes de Manuel Valls ont d'abord visé les têtes de réseau, ces leaders de chapelle qui, s'ils donnent une consigne, sont en général suivis par leur troupe. "C'était une erreur", observe après coup un député PS. Aucun camp n'a en effet voté comme un seul homme. Au contraire. Parmi les 41 abstentionnistes - ces lâcheurs de Valls -, bien malin qui peut voir la main de tel ou tel, encore moins dessiner un profil type. Lire aussi "La méthode Valls n'a pas convaincu" Certains ont cru discerner l'ombre de Martine Aubry, ulcérée d'être cantonnée à Lille quand les gouvernements se défont et se font. Pourtant, sur la quinzaine de députés "aubryistes", seuls trois "chimiquement purs", comme dit l'un d'eux, se sont abstenus : Jean-Marc Germain, l'homme de confiance de la maire de Lille, Christian Paul et Daniel Goldberg. Les deux premiers ont largement contribué à rédiger le projet du PS lorsqu'Aubry le dirigeait. Ils refusent donc de voter un pacte qui va à l'encontre, disent-ils, des engagements qu'ils avaient consignés dans ce texte. Les autres "aubryistes", tels Audrey Linkenheld, Gwenegan Bui, Olivier Dussopt ou Christophe Borgel, ont quant à eux voté en faveur du pacte. La tendance la plus structurée, et la plus nombreuse, est sans doute l'aile gauche du parti. Henri Emmanuelli, leur figure de proue, a entraîné dans son...

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