PS prudent et MoDem divisé sur l'ouverture au centre

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PARIS (Reuters) - Un élargissement éventuel de la majorité présidentielle ne peut se faire que sur la base d'un soutien au programme de François Hollande et à son action, a déclaré mardi Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Interrogé sur RTL, il a déclaré que ce "principe" valait pour tous, "et pas seulement pour le MoDem", dont le vice-président, Robert Rochefort, s'est dit dans une interview à La Croix "disponible" pour un élargissement de la majorité.

"Tous ceux qui ont l'envie de soutenir l'action du président de la République doivent pouvoir trouver leur place dans ce que nous faisons et doivent assumer pleinement la solidarité avec les décisions, le chemin qui est tracé par le président", a expliqué le chef de file des députés socialistes.

"Et donc nous verrons s'il y a demain des élargissements possibles mais ils ne peuvent se faire que sur la base de la plus grande clarté : le soutien au programme du président de la république et à son action", a-t-il ajouté.

Bruno Le Roux s'est fait fort de souligner qu'il n'y avait pas eu de déclaration officielle du MoDem sur la question. L'interview de Robert Rochefort est mentionnée sur le site internet du parti de François Bayrou, mais uniquement sous l'angle de la nécessité, pour le gouvernement, de soutenir les entrepreneurs.

PAS DE LOGIQUE DE RALLIEMENT

Contacté par Le Parisien, François Bayrou a refusé de se prononcer sur les propos de Robert Rochefort, mais l'autre vice-présidente du parti, Marielle de Sarnez, a déclaré au même journal que "Robert (Rochefort) connaît assez bien François Bayrou pour savoir qu'il n'est pas sur cette position".

"Le MoDem ne bouge pas d'un iota. Le gouvernement ne prend pas assez la mesure de la crise", a-t-elle ajouté en réponse à Robert Rochefort, qui avait jugé "possible de faire un bout de chemin avec l'équipe de François Hollande".

Le porte-parole du MoDem, Yann Wehrling, a été plus clair encore en indiquant que "Robert Rochefort n'engage pas le parti". "Nous ne sommes en aucun cas dans une logique de ralliement", a-t-il dit au Parisien.

Ces mises au point témoignent des divisions qui traversent le MoDem depuis la déroute du parti aux législatives de juin après le vote de François Bayrou, lui-même battu dans son fief des Pyrénées atlantiques, en faveur de François Hollande au deuxième tour de la présidentielle.

Interrogé par le jdd.fr, le sénateur-maire MoDem d'Arras Jean-Marie Valerenberghe déclare que le conseil national n'a jamais validé de rapprochement avec la gauche et appelle Robert Rochefort "à plus de prudence".

A l'inverse, le député européen Jean-Luc Benhamias a répété ce qu'il avait déclaré au lendemain des législatives, à savoir qu'il se considère comme faisant partie de la majorité présidentielle.

Yann Le Guernigou, Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse

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  • cavalair le mardi 7 aout 2012 à 13:00

    Ben Hamias va a la soupe...comme toujours