PS : Montebourg soigne les « oubliés »

le , mis à jour à 07:36
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PS : Montebourg soigne les « oubliés »
PS : Montebourg soigne les « oubliés »

« Ça, c'est de la grosse vanne. C'est du solide. » Arnaud Montebourg a beau s'attacher à gommer son image de trublion, il arrive encore qu'une réplique fuse façon « Tontons flingueurs ». Le patron d'Erasib, PME d'Argenteuil (Val-d'Oise) spécialisée dans la production d'électrovannes, s'attendait d'ailleurs à quelques blagues . Mais hier, l'ancien ministre de l'Economie s'est le plus souvent montré sérieux comme un pape.

 

Pour le lancement de sa campagne, son ami le député-maire PS de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, lui avait concocté une journée marathon dans son département. Rencontre avec des patrons de PME à Argenteuil, des chômeurs en voie de réinsertion à Sarcelles, avec les salariés de la plate-forme aéroportuaire de Roissy et le personnel hospitalier de Gonesse... Mais aussi un déjeuner avec une quinzaine d'élus à la table gastronomique du Moulin d'Orgemont, afin d'élargir le cercle de ses soutiens. Et pour finir, une réunion publique devant quelque 250 sympathisants. « Je fais toujours les campagnes comme ça, ce sont les meilleures », sourit le candidat.

 

Montebourg défend sa vision du protectionnisme économique, ce made in France, dont il veut faire « un mouvement de société ». Il promet d'aller « casser un peu de vaisselle à Bruxelles » : « C'est la maîtresse d'école, Angela Merkel ? Nous sommes chez nous, quand même ! » s'insurge-t-il en petit comité. Comprendre : lui saura « défendre nos intérêts », contrairement à François Hollande, ce président dont il raille sans cesse « les génuflexions » berlinoises. « Il y a chez lui une part de revanche... » souffle un socialiste, convaincu qu'il n'a toujours pas digéré sa sortie du gouvernement en août 2014.

 

Patrons de PME et chômeurs

 

Au fil de la journée, Montebourg a surtout esquissé ce qui sera l'un des principaux axes de sa campagne : la défense des oubliés, de la France périphérique, ...

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