PS : Martine Aubry, l'autre frondeuse

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Martine Aubry et Manuel Valls.
Martine Aubry et Manuel Valls.

"À force d'agiter le chiffon rouge, voilà ce qui arrive." Ce qui arrive, en pleine université d'été du PS, c'est un communiqué de Martine Aubry qui prend le gouvernement à rebrousse-poil et ajoute à la cacophonie. La maire de Lille vient en effet d'annoncer, dans un communiqué publié en début d'après-midi, qu'elle entendait appliquer dans sa ville le dispositif d'encadrement des loyers, tout juste écarté par Manuel Valls (sauf à Paris).

Cette décision du Premier ministre conclut une succession de mauvaises manières faites à Aubry. "Il y a d'abord eu la remise en cause des 35 heures par Emmanuel Macron, puis celle de seuils sociaux, puis l'annonce d'ordonnances sur le travail le dimanche, puis enfin le détricotage de la loi Alur", énumère le député de l'Ardèche Olivier Dussopt, l'un de ses proches. De surcroît, Martine Aubry a pris ces décisions comme des attaques personnelles. Les seuils sociaux, elle en fut l'une des instigatrices avec le ministre Jean Auroux, il y a une trentaine d'années ; les 35 heures, pas besoin de dessin ; la loi Alur, c'est celle de sa "copine" Cécile Duflot et son ex-collaboratrice à Lille Audrey Linkenheld en fut la co-rapporteur... Toucher à Linkenheld, c'est presque la toucher, elle.

Lille est, selon l'entourage d'Aubry, la troisième ville la plus chère de France pour le marché de la location. Martine Aubry a pourtant, dans son communiqué, demandé l'extension de l'encadrement des loyers à d'autres villes....

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