PS : la défaite qui change tout pour le congrès

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Jean-Christophe Cambadélis est loin d'être assuré d'une réélection au poste de premier secrétaire du PS lors du congrès de juin.
Jean-Christophe Cambadélis est loin d'être assuré d'une réélection au poste de premier secrétaire du PS lors du congrès de juin.

Le revers cinglant du PS aux élections départementales, dimanche, va donc coûter cher à la rue de Solférino : le parti perdra environ un million d'euros par an (ce que versent, en gros, les conseillers départementaux) et devra recaser des centaines de collaborateurs de cabinet employés jusqu'ici dans la soixantaine de départements socialistes. Mais il y a un troisième effet de la défaite, que les barons locaux ont déjà identifié : la perte de relais essentiels sur le terrain. "Les conseillers généraux, ce sont ce que j'appelle des régulateurs", explique Gwenegan Bui, député du Finistère. Il y a d'abord le président du conseil général, régulateur en chef dans son département. Quand le patron départemental dit pour qui voter, en général, le militant suit. Ces consignes valent surtout pour les congrès du PS, dont le prochain aura lieu début juin à Poitiers. Au PS, on s'inquiète : la défaite d'une soixantaine de leaders départementaux, qui ont perdu leur siège et donc leur influence, risque de morceler les votes lors du congrès. Livrés à eux-mêmes, les militants ne voudront-ils pas se venger dans les urnes en donnant aux leaders de la gauche du parti, de Benoît Hamon à Jérôme Guedj, leurs voix - si ces derniers déposent bel et bien une motion ? Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire, a du souci à se faire pour rassembler largement sur son nom des militants éparpillés... Les futurs candidats socialistes aux...

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