PS : comment Hollande lui a coupé l'aile (gauche)

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François Hollande lors de la 3e conférence de presse du quinquennat, le 14 janvier 2014.
François Hollande lors de la 3e conférence de presse du quinquennat, le 14 janvier 2014.

Il a beau jurer que "Le Bourget reste (sa) référence", difficile d'y croire. Ce que l'on avait retenu de ce discours majeur de la campagne de François Hollande - 22 janvier 2012 -, c'était sa volonté de combattre son "véritable adversaire" : la finance. Déjà, lors de ses voeux aux Français, le 31 décembre dernier, on s'était demandé où était passé le fameux esprit du Bourget. Depuis sa conférence de presse de mardi, plus de doute : il s'est envolé. Pour relancer la croissance, le président assume une politique de l'offre et mettra tout en oeuvre pour favoriser l'efficacité des entreprises. Elles bénéficieront d'un nouvel allègement de charges - elles ne financeront plus la branche famille de la Sécurité sociale -, de plus de simplicité dans leur fonctionnement. C'est la baisse des finances publiques qui financera la baisse du coût du travail. Un programme tellement sarko-compatible qu'une partie de la droite applaudit, le député filloniste Éric Ciotti le faisant même publiquement. "Le discours de François Hollande marque un tournant qui peut être positif, j'ai envie de lui dire chiche !" a-t-il tweeté mardi."On est en colère quand on est surpris" À gauche, certains sont beaucoup moins enthousiastes. Le plus virulent étant évidemment Jean-Luc Mélenchon, qui a quitté le PS en 2008. Le patron du Front de gauche a immédiatement dénoncé "une tromperie géante" : "On n'a jamais vu quelque chose de ce niveau", s'est-il...

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