PS : chacun de son côté, à la veille de l'université d'été de La Rochelle

le , mis à jour à 20:03
0
PS : chacun de son côté, à la veille de l'université d'été de La Rochelle
PS : chacun de son côté, à la veille de l'université d'été de La Rochelle

Plus encore que les 168 km entre Marennes (Charente-Maritime) et Léognan (Gironde), mais un monde les séparent. Illustration des divisions qui minent le Parti socialiste en matière de politique économique, les tenants de la motion B (celle des frondeurs) et le pôle des Réformateurs du PS (l'aile droite) ont fait leur rentrée chacun de leur côté, à la veille de l'université d'été de La Rochelle.

Les frondeurs, qui prônent un infléchissement de la politique économique menée par le gouvernement, se sont retrouvés ce jeudi aux Rencontres de Marennes. Au terme d'une année marquée par un bras de fer inédit à l'Assemblée, qui s'est soldé par l'utilisation du 49-3 pour faire passer la loi Macron, ils ont réaffirmé leur opposition à la réforme du marché du travail, à la loi Macron II et ont à nouveau demandé une réorientation du pacte de responsabilité en faveur des ménages.

A leur grand dam, Manuel Valls leur avait envoyé par avance une fin de non-recevoir. «L'ampleur du soutien aux entreprises ne sera pas remise en cause», a ainsi prévenu le Premier ministre, dès mardi dans un tribune publiée par «Les Echos». «Il nous ferme la porte au nez la veille de la rentrée», s'était alors agacé un frondeur dans nos colonnes. «Une lettre au patronat» plus qu'un texte «pour les Français et les socialistes», tacle ce jeudi Christian Paul, qui se dit «profondément inquiet». «C'est la rentrée de la dernière chance, prévient encore le chef de file de la motion B. 2016 est une année où il faut absolument arriver à sortir de ce climat d'impuissance, de doute, de déception, dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui.» 

Ayrault est sorti de sa réserve

Autre décor, autres prières. Au Domaine Carbonnieux, prestigieuse propriété viticole de Pessac-Léognan, les Réformateurs du PS ont demandé... plus de réformes. «S'il n'y a pas de réforme, il y aura du darwinisme social, qui a déjà créé des flexibilités ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant