PS : Bartolone siffle la fin des conflits et reproche une «faute» à Valls

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PS : Bartolone siffle la fin des conflits et reproche une «faute» à Valls
PS : Bartolone siffle la fin des conflits et reproche une «faute» à Valls

Un peu comme un surveillant d'internat, Bartolone siffle la fin de la turbulente récré. Après le ragoût explosif qui a mijoté toute la journée de mercredi dans les cuisines du Parti socialiste, le président de l'Assemblée nationale, a posté un billet sur son blog, intitulé «Maintenant, ça suffit !». «Avons-nous seulement conscience, nous socialistes, de la brutalité des formules que nous nous jetons à la figure, ces temps-ci ? A quoi jouons-nous exactement ? Ici, nous serions des passéistes, sommés de changer le nom du Parti socialiste - quelle étrange idée. Là, notre politique menacerait la République - rien de moins», écrit-il en allusion aux formules employées la veille par Manuel Valls dans son interview à «L'Obs» et par le député et ex-ministre Benoît Hamon.

Et de leur demander d'arrêter de gonfler «artificiellement nos différences». «Ça suffit, ces délits de faciès et ce procès lancinant en 'social-traîtrise' lorsque nous menons la politique qui doit être conduite dans l'intérêt du pays. Vous trouvez que nos 50 milliards d'économies - indispensables - sont de droite ? Essayez donc les 120 milliards de l'UMP, vous verrez...», écrit Bartolone en défense de l'exécutif.

Ce jeudi matin, l'ancien patron du département de la Seine-Saint-Denis joue encore les maîtres d'école et tance le locataire de Matignon en s'adressant directement à lui : «Cher Manuel, c'est une faute (de vouloir changer le nom du PS). Concentre toi sur ton travail de Premier ministre !», a-t-il lancé sur RTL, rappelant que Manuel Valls suggérait cette même idée depuis longtemps, avant d'être en poste à Matignon. 

Quant aux frondeurs, leur colère est à relativiser, selon Bartolone. «Notre différence est de 5 milliards d'euros», assure-t-il, estimant que «quand les socialistes n'ont pas de grandes différences, ils ouvrent ce genre de débat».

VIDEO. «Cher Manuel, c'est une faute» de vouloir changer le nom ...

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  • M3866838 le jeudi 23 oct 2014 à 19:48

    La fin de l'illusion de ceux qui se croyaient des élites.

  • j.delan le jeudi 23 oct 2014 à 17:48

    Si les teneurs des manettes menaient "la politique qui doit être conduite das l'intérêt du pays", il y aurait beaucoup de bonnes nouvelles et moins de réprimandes claires ou voilées de Bruxelles et Berlin : nos gouvernants ont TOTALEMENT perdus les pédales et la RAISON, cela fait beaucoup, Trop même.

  • mlaure13 le jeudi 23 oct 2014 à 16:11

    le national socialiste serait-il de retour ???...HEIL...

  • dotcom1 le jeudi 23 oct 2014 à 14:16

    La gauche s'é... filoche

  • M348281 le jeudi 23 oct 2014 à 14:11

    Un peu plus haut la main !

  • M4426670 le jeudi 23 oct 2014 à 12:58

    Ca y est: ils ont trouvé un nouveau rideau de fumée!!!

  • pichou59 le jeudi 23 oct 2014 à 12:14

    curieuse cette photographie; drôle de façon d'arrêter la partie

  • rodde12 le jeudi 23 oct 2014 à 11:04

    la France ce n'est pas la démocratie mais le centralisme démocratique. Autrement appelé le jacobinisme. Une faction s'érige en "bien pensant", prends le pouvoir et dicte ses volontés. Vous me direz que nous avons voté. Oui mais pour choisir le parti qui va nous gouverner. Et les règles de fonctionnement de ce parti sont tout, sauf légalement approuvées. L'élection du sénat est plus l'expression du peuple que celle de l'assemblée nationale. Ce parti explose, le RPR aussi virons les.