PS : à Lyon, les frondeurs inquiètent les militants

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PS : à Lyon, les frondeurs inquiètent les militants
PS : à Lyon, les frondeurs inquiètent les militants

« C'est lamentable, puéril et irresponsable ! » Fabien Gueguen, 23 ans, membre du PS depuis 2011, n'a pas de mots assez durs pour qualifier le spectacle qu'offrent actuellement les députés de la majorité. « On a l'impression qu'ils défendent leur propre intérêt plutôt que l'intérêt général », juge cet étudiant en droit lyonnais. D'autant qu'il n'a pas l'impression de retrouver les positions de ces frondeurs, ni au PS ni sur le terrain : « Leur discours n'est pas vraiment audible au sein de la population, et les militants socialistes soutiennent les réformes, dont la loi Macron. »

Fabien s'inquiète de ces dissonances qui affaiblissent le parti, selon lui, mais également l'ensemble de la classe politique. « Il y a une impression d'incohérence totale entre le groupe socialiste à l'Assemblée nationale et le gouvernement, et ça pose problème. Ça donne une image très négative de la politique et des responsables. »

Une position que partage Valérie Galliou, 42 ans, fonctionnaire au ministère de la Culture et encartée depuis une dizaine d'années. « C'est l'image des politiques qui en prend encore un coup, soupire-t-elle. Les gens attendent avant tout des solutions au chômage et à l'insécurité, objectif premier d'un politique en exercice. » Elle aussi regrette « la posture » des frondeurs. « On ne les entend pas beaucoup sur le territoire, ni au Parti socialiste alors qu'ils ont toute liberté de s'exprimer. Ils ne se font entendre que dans les médias ! » Elle les invite donc à revenir au sein du parti et à s'y exprimer. Des positions compréhensibles dans la fédération de Gérard Collomb, maire de la ville, proche de Hollande et auteur d'une contribution signée par ces deux militants.

Julien Ranc, 24 ans, élu à Tassinla- Demi-Lune, dans la banlieue lyonnaise, sept ans de militantisme déjà, a choisi la voie de l'audace. Il est le coauteur d'une contribution ...

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