Prudhomme rêve que le Tour " se joue sur des coups "

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Prudhomme rêve que le Tour " se joue sur des coups "
Prudhomme rêve que le Tour " se joue sur des coups "
Christian Prudhomme ne cache pas son impatience à l'idée d'assister au départ du Tour de France de Leeds ce samedi. Le patron de cette grande classique estivale espère de la bagarre et du suspense.

J - 2 ! Un an après s'être élancé de Corse, le peloton du Tour de France change de paysage. Et renoue avec une vieille tradition : le départ de l'étranger. « Il s'agit d'attirer de nouvelles populations pour un parcours qui est aux 9/10eme toujours en France explique Christian Prudhomme à l'AFP. Le Tour de France, grâce à sa retransmission télévisée, met en valeur les régions, les territoires, comme aucune autre épreuve sportive ne peut le faire. Quand je vais en Australie, au Japon, les gens disent : quels paysages, quel pays... Il faut être fier du Tour... Son terrain de conquête, c'est maintenant le champion chinois, il y aura d'ailleurs pour la première fois un coureur chinois au départ, le champion d'Afrique noire. L'émergence, pour l'instant en filigrane, de quelques coureurs érythréens est formidable. »

Alors, comme en 2007, les organisateurs ont élu la Grande-Bretagne comme terre d'accueil. Et, après le succès phénoménal du rendez-vous londonien de 2007, les têtes pensantes de cet incontournable rendez-vous estival ont choisi de prendre leurs marques à Leeds dans le Yorkshire. « Il y avait la possibilité, dans un paysage magnifique, de faire deux étapes complètement différentes reprend le patron du Tour, la première pour le sprint, la deuxième pour les puncheurs ou les coureurs du classement général. On a la volonté d'avoir dès les premiers jours les principaux protagonistes en évidence, qu'il se passe quelque chose. »

Du dépaysement et de l'incertitude, deux ingrédients majeurs pour faire monter et entretenir le suspense tout au long des 21 étapes qui mèneront les coureurs jusqu'au Champs-Elysées le 27 juillet à venir. Trois semaines de course et plus de 3600 kilomètres à parcourir avec, chaque jour, son lot de difficultés et de surprises. Une recette toute simple mais une alchimie complexe qui justifie la ré-introduction des pavés pour l'édition à venir. « J'avais adoré l'étape de 2010, quand on avait retrouvé devant les champions de Paris-Roubaix et les champions du Tour se rémémore Christian Prudhomme. Il y a plus de pavés cette fois, parce que c'est un élément d'incertitude. Les managers d'équipes, comme dans toute activité humaine, veulent que ce qu'ils ont prévu se déroule. Les organisateurs, les journalistes, le public, les fans, ont envie de surprises. C'est ce que peuvent produire les pavés et le vent. Il n'y a pratiquement plus que ça pour créer la surprise, même si on a vu l'an dernier dans les Pyrénées qu'il pouvait y avoir des surprises en montagne. »

Il ne reste désormais plus qu'à se lancer. Et savourer. Vingt-deux équipes sont attendues au départ. Et deux favoris se détachent, Christopher Froome, vainqueur en 2013, et Alberto Contador, vainqueur en 2007 et 2009. « Depuis deux ans, il me semble que les managers et beaucoup de coureurs ont bien conscience que la plus grande force du sport cycliste tient à l'épopée, l'audace, l'offensive, la grande échappée. Le cyclisme ne peut pas se contenter de choses étriquées, ça ne correspond pas à son histoire... Le rêve, c'est qu'on ait deux champions à un niveau quasiment égal de force et de valeur, Froome et Contador, et que la bagarre soit aussi tactique. Le sport cycliste a souvent du mal à montrer le travail d'équipe, l'aspect tactique. Je rêve qu'entre deux champions d'égale valeur, ça puisse se jouer sur des 'coups'. »

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