Prudence des politiques face à un éventuel non-lieu pour Sarkozy

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UN NON-LIEU SERAIT ENVISAGÉ POUR NICOLAS SARKOZY DANS L'AFFAIRE BETTENCOURT
UN NON-LIEU SERAIT ENVISAGÉ POUR NICOLAS SARKOZY DANS L'AFFAIRE BETTENCOURT

PARIS (Reuters) - La classe politique fait preuve de prudence vendredi après des informations de presse indiquant que le procureur de la République de Bordeaux envisagerait de requérir un non-lieu à l'égard de Nicolas Sarkozy, mis en examen pour abus de faiblesse dans le cadre de l'affaire Bettencourt.

Selon Le Parisien et Le Figaro, cette position que le procureur devrait arrêter dans son réquisitoire, attendu d'ici trois mois, figure dans un rapport remis jeudi matin à la Direction des affaires criminelles et des grâces (DAGC) du ministère de la Justice.

Les juges ne sont pas tenus de suivre les réquisitions du parquet et peuvent décider de renvoyer l'ancien président de la République devant un tribunal.

"C'est une bonne nouvelle qui pour moi me semble logique dans le cadre de cette procédure judiciaire, qui n'est pas arrivée à son terme", a dit l'ancienne ministre UMP, Nadine Morano, sur BFM TV. "Quand vous voyez le chef d'accusation de cette mise en examen qui nous a paru tellement grotesque évidemment ça serait un soulagement dans cette affaire mais il faut laisser la justice faire son travail."

Même prudence observée par l'ancienne ministre UMP de la Justice, Rachida Dati, invitée sur BFM TV-RMC : "Ça arrive, c'est l'Etat de droit tant mieux. Je ne vais pas commenter une information de presse que je ne connais pas. C'est la procédure qui veut ça."

Pour Patrick Balkany, député UMP des Hauts-de-Seine, cette décision, si elle était confirmée, est le signe que le procureur estime qu'il n'y a "pas de raison de mettre en examen Nicolas Sarkozy et de le renvoyer devant un tribunal".

"C'est effectivement quelque chose de très important, c'est ce que nous avions toujours dit que leur dossier était vide", a-t-il dit sur BFM TV.

"RIEN N'EST FAIT"

Si la réquisition du non-lieu est confirmée par le parquet et suivie par les juges, Nicolas Sarkozy n'est pas pour autant "sorti de ses difficultés", a estimé la présidente du FN, Marine Le Pen.

"Dans l'affaire Bettencourt, il y a l'abus de faiblesse mais aussi le financement illégal de la campagne, il y a l'affaire Karachi, et l'affaire Tapie qui arrive", a-t-elle dit sur Radio Classique.

A gauche, Jean Luc Mélenchon, a jugé pour sa part que rien n'était fait. "J'en déduis que le parquet doit avoir ses raisons, le parquet est lié au ministère de la Justice", a dit le co-président du Parti du gauche sur France info. "Je n'imagine pas (la ministre de la Justice) Mme Taubira donner des consignes personnelles, donc le magistrat a l'air de prendre sa décision sur ses bases à lui. Rien n'est fait, il s'agit juste d'un rapport donc attendons la suite."

La mise en examen le 21 mars de Nicolas Sarkozy pour "abus de faiblesse" avait donné lieu à de violentes critiques émises à l'égard de la justice et des magistrats par certains proches de l'ex-président et ténors de l'UMP, qui avaient notamment dénoncé "un acharnement judiciaire".

L'ex-président a été longuement entendu le 21 mars par le juge d'instruction Jean-Michel Gentil qui cherchait à déterminer le nombre de visites effectuées par l'ancien chef de l'Etat au domicile des Bettencourt en 2007.

Nicolas Sarkozy assure ne s'y être rendu qu'une seule fois, pendant sa campagne présidentielle 2007, pour y rencontrer André Bettencourt. Il a juré sur sa page Facebook "n'avoir jamais trahi les devoirs de charge" et a assuré que la vérité "finira par triompher."

Marine Pennetier, édité par Jean-Stéphane Brosse

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  • M3435004 le vendredi 5 avr 2013 à 10:38

    Je précise que pour l'affaire Tapie c'est Lagarde qui est en cause. Et quand on se donne de voir le détail de l'affaire, on s'aperçoit que c'est une manipulation politicienne de la plus haute STUPIDITE. Les arroseurs étant certains de se faire arroser en se faisant rappeler les actes INDIGNES du CREDIT LYONNAIS aux ordres du PS.

  • M3435004 le vendredi 5 avr 2013 à 10:34

    La mise en examen de NS dans l'affaire Bettencourt est un mauvais coup (dont les motivations seraient à éclaircir) pour la justice : C'est une évidence. Et c'est même un ancien ministre de la justice de Mitterrand qui le dit. Affaire Tapie ? Affaire Karachi ? Financement illégal de la campagne ? C'est du même tonneau.