Proxinvest veut limiter à un an les indemnités de départ

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(lerevenu.com) - Le rapport Proxinvest sur les assemblées générales de 2012, qui vient de paraître, témoigne, selon ses auteurs, d'une «défiance accentuée» des actionnaires envers ces indemnités de départ sur lesquelles ils ont été appelés à voter, l'an dernier. L'an dernier, le taux d'opposition à ces résolutions a augmenté d'un tiers, fait valoir le cabinet de conseil :  «On a même relevé cinq rejets de résolution, les plus médiatiques chez Safran et Air France-KLM mais aussi trois chez Foncière Paris France. Le conseil d'administration de Neopost a, pour sa part, préféré faire machine arrière et a retiré la résolution du vote.» De même, à l'assemblée de Carrefour, l'indemnité de départ du nouveau président, Georges Plassat, n'a été adoptée qu'avec 54% d'approbation.

Les actionnaires, par ces résolutions rejetées ou passées de justesse, manifestent leur mécontentement à l'égard non seulement du montant de ces attributions d'indemnités, quelquefois même non révélé, mais aussi de leurs modalités d'obtention, jugées parfois trop faciles à atteindre, selon Proxinvest : «Dans leur code de gouvernance Afep-Medef, les sociétés ont fixé le montant maximal des indemnités de départ à deux années de rémunération. Il semble désormais qu'un tel niveau soit trop élevé, puisque la rémunération de base qui sert de référence a beaucoup augmenté ces dernières années et peut désormais conduire à des indemnités pouvant atteindre 6 millions d'euros, dans le cas des présidents-directeurs généraux de Total ou d'AXA», fait valoir le cabinet de conseil. Qui annonce donc sa décision de limiter, à partir de 2013, dans sa politique de vote «toute indemnité de départ possible à une année de rémunération».
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