Prothèses PIP : quatre ans de prison pour Jean-Claude Mas, qui fait appel

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Prothèses PIP : quatre ans de prison pour Jean-Claude Mas, qui fait appel
Prothèses PIP : quatre ans de prison pour Jean-Claude Mas, qui fait appel

Quatre ans de prison, 75 000 euros d'amende et une interdiction définitive d'exercer dans le secteur médical ou créer une entreprise. Le verdict est tombé ce mardi matin, à Marseille (Bouches-du-Rhône), pour Jean-Claude Mas, surnommé «l'apprenti sorcier des prothèses». Sur les 7 113 parties civiles de ce procès d'ampleur, 4 à 5 000 plaintes ont été jugées recevables et le tribunal a condamné l'homme de 74 ans à indemniser à hauteur de plusieurs milliers d'euros (jusqu'à 13 000 maximum) chacune des victimes, au titre du préjudice moral et d'anxiété, ainsi que du préjudice corporel pour les porteuses de prothèses ayant subi une explantation procès d'ampleur, qui s'était tenu en avril-mai dernier.

L'avocat de Jean-Claude Mas a d'ores et déjà annoncé son intention de faire appel du jugement. «L'affaire PIP était depuis le début "l'affaire Mas", elle est restée "l'affaire Mas". Pendant le procès on a été écoutés mais pas entendus, la pression était trop forte», a estimé Me Yves Haddad.

Le fondateur de la société varoise Poly Implant Prothèses était accusé de «tromperie aggravée sur la qualité substantielle du produit» et «d'escroquerie». Pour la conception de ses implants mammaires, le gérant de la compagnie PIP, fondée en 1991, avait utilisé un gel destiné à un usage industriel (toxique) et non un gel médical. Son activité douteuse avait touché 30 000 femmes en France dont 7 400 victimes. Des Françaises qui, pour des raisons esthétiques ou chirurgicales, s'étaient fait poser des implants mammaire du début des années 2000 à 2010, date de la liquidation judiciaire de PIP.

Comme Jean-Claude Mas, ses quatre collaborateurs, ont été condamné à des peines de prison pour «tromperie aggravée et escroquerie». Des peines allant de trois ans, dont deux avec sursis, à 18 mois avec sursis, ont été prononcées à l'encontre des cadres ou dirigeants de ...

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