Prothèses PIP : l'agence du médicament en accusation dans un rapport interne

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Prothèses PIP : l'agence du médicament en accusation dans un rapport interne
Prothèses PIP : l'agence du médicament en accusation dans un rapport interne

C'est un rapport qui n'a jamais été publié. Pourtant, ce document interne à l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), dont l'existence est révélée ce mardi par le site Mediapart, est extrêmement sévère sur la gestion de l'affaire des prothèses défectueuses PIP. «Il fait apparaître que l'Afssaps (l'ancien nom de l'ANSM) a réagi avec au moins deux ans de retard aux signaux d'alerte qu'elle a reçus, alors qu'elle aurait pu éviter des milliers d'implantations de prothèses PIP dans cet intervalle de temps», écrit le site d'information en ligne.

En France, 30 000 femmes sont concernées. Plus de 7 400 ont porté plainte dans cette affaire qui a donné lieu au procès de Jean-Claude Mas, principal accusé. Quatre ans de prison ferme ont été requis à son encontre pour «escroquerie» et «tromperie aggravée», assortis d'une amende de 100 000 euros et d'une interdiction définitive d'exercer dans le secteur médical et sanitaire, ainsi que de gérer une entreprise. Le jugement est attendu le 10 décembre 2013.

Le retrait du marché aurait pu intervenir dès 2007

En attendant, le rapport non publié de l'agence, rédigé selon Mediapart pendant le premier semestre 2012 et transmis à la direction de l'ANSM en avril de la même année, stipule que les prothèses PIP auraient pu être retirées du marché bien avant mars 2010. Les données de matériovigilance dont disposait l'agence permettaient de conclure que «l'augmentation des ruptures pour les prothèses PIP» était «amorcée dès 2006».

Selon le document, «l'Afssaps aurait dû réagir dès 2007 et au plus tard en 2008», même en tenant compte d'un délai de latence. Une telle réaction aurait alors permis d'éviter d'implanter «entre 12 891 et 20 933 unités (au minimum entre 6 446 et 10 466 femmes), soit un tiers des porteuses des implants PIP».

Ce document interne a été saisi par la justice

Pire, l'agence aurait tenté de calmer les esprits ...

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