Prothèses mammaires : «La justice ne veut pas juger Mas»

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INTERVIEW - Christine Ravaz, l'avocate de victimes de prothèses PIP, s'insurge contre la libération sous contrôle judiciaire de Jean-Claude Mas, fondateur de la société PIP, au coeur d'un scandale sanitaire mondial.

Jean-Claude Mas, l'ex patron de PIP, a été remis en liberté lundi, sous contrôle judiciaire. Qu'est-ce que cela vous inspire?

C'est un déni de justice et une insulte aux victimes. Cet homme qui a reconnu sa culpabilité et qui fait l'objet de trois procédures judiciaires pour des faits ayant démarré en 1996 devrait être en prison depuis longtemps. On va le relâcher alors qu'il y a un risque de fuite à l'étranger où il a des biens et alors qu'il doit être poursuivi pour mise en danger d'autrui, pour des faits de blanchiment aggravé et d'empoisonnement, soit des faits de nature criminelle. Il y a des femmes actuellement dans des hôpitaux qui meurent du cancer à cause des produits non autorisés dont étaient constituées les p...



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  • M5441845 le lundi 29 oct 2012 à 21:16

    Encore un échec pour des avocats a vifs cupides pour lesquels tout est bon pour gagner du fric sur le dos de la détresse humaine. On multiplie les affaires, on passe a la télévision, on prépare mal les dossiers et on se ramasse une nouvelle fois devant la justice. Les pauvres victimes elles, attendrons que certains avocats pensent a autre chose que leur célébrité...