Protestations à gauche après l'interpellation de migrants à Paris

le , mis à jour à 20:27
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PARIS, 8 juin (Reuters) - Le contrôle par la police de dizaines de migrants sans papiers dans le nord de Paris a provoqué lundi la colère d'élus de gauche, les autorités expliquant qu'elles ne faisaient qu'appliquer la loi. Selon le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, 84 personnes devaient être auditionnées, dont 10 mineurs qui étaient déjà pris en charge et qui ont rejoint leur logement, et trois personnes qui avaient déjà déposé une demande d'asile. Alors que les auditions se poursuivaient lundi après-midi, aucune des autres personnes n'avait demandé l'asile, a-t-il précisé sur BFM TV. "Aucune demande d'asile n'a été faite", a-t-il déclaré, certains de ces migrants ayant déjà refusé de demander l'asile après l'évacuation la semaine dernière d'un camp installé sous le pont du métro aérien boulevard de La Chapelle, à Paris. Dans ces conditions, ces migrants originaires de la corne de l'Afrique "ont vocation à être reconduits à la frontière" et notamment peut-être en Italie d'où ils sont probablement venus, a-t-il dit. Le préfet d'Ile-de-France, Jean-François Carenco, a lui aussi expliqué que nombre de ces migrants ne souhaitaient pas demander l'asile en France mais souhaitaient y rester et qu'ils avaient refusé les hébergements qui avaient été proposés. Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le parlement, Jean-Marie Le Guen, a déploré sur iTELE "l'outrance, la polémique, la récupération", après les protestations notamment du Front de gauche. Présent sur les lieux au moment des interpellations, le secrétaire national du Parti de gauche, Eric Coquerel, a dénoncé une politique "pire que Sarko", sur son compte Twitter. (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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  • M9244933 le lundi 8 juin 2015 à 22:12

    Le Front de Gauche a raison: où va-t-on si les autorités veulent appliquer la loi? Au contraire, il faut garder des gens qui ne demandent pas l'asile mais veulent logiquement rester, et leur donner gratuitement des logements à leur goût qu'ils auront la bonté d'accepter. Inadmissible, cette mauvaise foi des autorités.

  • mark92 le lundi 8 juin 2015 à 21:48

    Suite:Logement disponibles pour les migrants: 57 Rue de Varenne, 75007 Paris. Reste 2 studios de 150m² et un avion à dispostion.