Prostitution : "Sortir du fantasme pour affronter la réalité"

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

"Les prostituées forment l'unique prolétariat dont la condition émeut autant la bourgeoisie." La phrase de Virginie Despentes en dit long sur les positions qui s'expriment dans notre société sur un sujet encore largement dominé par des passions idéologiques. Pour preuve, l'agitation autour de la proposition de loi contre la prostitution qui, avant même d'être débattue le 27 novembre dans l'hémicycle, suscite la polémique. "Le problème avec la prostitution, c'est que n'importe qui s'estime en droit de se prononcer. Sans rien connaître des réalités, mais la tête pleine de fantasmes", dénonce l'écrivaine Claudine Legardinier. Depuis vingt ans, elle recueille le témoignage de celles qui font "ce vieux métier" et interroge ces hommes qui "vont aux putes". Pour cette abolitionniste, il faut mettre les hommes face à leurs actes. Entretien. Le Point.fr : Pourquoi le sujet de la prostitution soulève-t-il à ce point les passions ? Claudine Legardinier : Parce que la prostitution est un noyau du patriarcat, une vieille façon d'organiser le plaisir sexuel masculin. Et pour tout dire, la sexualité dans tout cela ne pèse vraiment pas lourd. En revanche, le pouvoir des uns sur les autres et le poids de l'argent sont essentiels. La prostitution est une industrie, c'est le commerce lucratif de la violence sexuelle. Nous sommes dans une société qui travaille à l'égalité entre hommes et femmes, qui lutte contre les violences, mais la prostitution...

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  • fbordach le samedi 9 nov 2013 à 11:39

    Les copains de DSK sont plus malins, ils n'ont pas besoin d'aller au bois de Boulogne eux !