Prostitution : les "salauds" sont-ils moins nombreux en Suède ?

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Des prostituées à Nice, en mars 2013 (photo d'illustration).
Des prostituées à Nice, en mars 2013 (photo d'illustration).

Le débat sur l'interdiction du recours à la prostitution a été relancé par le manifeste des "343 salauds", à l'initiative du mensuel Causeur, sur l'air de "Touche pas à ma pute". La Suède a été le premier pays à poser le principe de la pénalisation des clients en 1998. La France pourrait lui emboîter le pas. Une proposition de loi émanant de députés de tous bords sera débattue fin novembre. La rapporteur du texte, la députée PS Maud Olivier, a déposé un rapport d'information le 17 septembre 2013. Une commission spéciale a été constituée sur le sujet. Elle est présidée par le député UMP Guy Geoffroy.

Le client n'est pas l'unique objet du texte en cours d'examen. Il est important de rappeler qu'il s'agit, parallèlement, d'offrir aux prostituées les moyens d'en sortir. En Suède, le pays précurseur, l'interdiction de l'achat d'acte sexuel, adoptée le 4 juin 1998, s'accompagnait d'une série de réformes visant à lutter contre les violences faites aux femmes. La peine encourue établissait une amende ou une peine de prison d'un maximum de six mois, avec la possibilité de s'en exonérer si le client dénonce à la police un réseau de proxénétisme. La prostitution elle-même demeure légale. Les prostituées sont considérées comme des victimes de violences, même avec leur consentement. Dans son rapport, la députée Maud Olivier résume ainsi la philosophie suédoise : "La loi est fondée sur l'idée qu'en supprimant la demande on...

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