Prostitution : la proposition de loi divise à gauche et à droite

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Prostitution : la proposition de loi divise à gauche et à droite
Prostitution : la proposition de loi divise à gauche et à droite

Les députés commenceront à débattre vendredi de la proposition de loi visant à sanctionner les clients de prostituées. Ce texte, qui propose notamment de punir l'achat d'actes sexuels d'une amende de 1 500 euros, doublée en cas de récidive, suscite déjà beaucoup d'interrogations et divise dans l'opposition comme au sein de la majorité. A l'Assemblée, le débat doit commencer vendredi et non mercredi soir, comme prévu initialement. Le vote aura lieu le 4 décembre.

Si les socialistes devraient massivement soutenir ce texte, leurs alliés écologistes voteront contre. Le co-président du groupe EELV à l'Assemblée Nationale, François de Rugy l'a confirmé mercredi matin sur RTL. Il voit dans ce projet de loi une «posture idéologique avec des relents moralisateurs» qui, selon lui, ne «réglera rien». «Il faut en finir avec cette politique de l'affichage, ces postures idéologiques avec des relents moralisateurs», a-t-il ajouté agacé. Sans nier «un problème de traite des êtres humains», une loi supplémentaire n'est pas nécessaire, estime l'écologiste. «C'est une question de moyens».

En revanche, les députés du Front de gauche ont décidé eux de soutenir ce texte qui «contient des mesures réelles, en particulier d'accompagnement», selon leur chef de file, André Chassaigne.

Hésitations à droite

A droite, le projet de loi divise aussi. Bernard Accoyer, l'ancien président de l'Assemblée nationale, a confié mercredi matin qu'il votera «probablement non» à la proposition de loi. Selon lui, ce texte est «inapplicable» et générateur de «plus de violences». «Je crois que c'est un miroir aux alouettes», a dit le député UMP de Haute-Savoie sur I>TELE.

La veille, le président de l'UMP, Jean-François Copé, avait déclaré qu'il regardait d'«un oeil très favorable» cette proposition de loi bien que celle-ci «ne règle pas tout». Il a indiqué qu'il hésitait entre le vote favorable et ...

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