Prostitution : il y a 70 ans, la fin des maisons closes

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Image d'illustration tirée du film de Götz Spielmann, intitulé Revanche et sorti en 2008.   
Image d'illustration tirée du film de Götz Spielmann, intitulé Revanche et sorti en 2008.   

C'était il y a soixante-dix ans, et la loi n'avait nourri, à l'époque, que bien peu de débats parlementaires. Le 13 avril 1946, la chambre des députés, ancêtre de l'Assemblée nationale, vote dans une quasi-unanimité la fermeture des « maisons de tolérance ». C'est une sacrée femme, Marthe Richard, conseillère municipale de Paris et ancienne prostituée, qui mène le combat depuis plusieurs mois dans une campagne agressive au nom du Mouvement républicain populaire (MRP). Le 15 décembre 1945, la voilà qui s'exprime à la tribune du conseil municipal de la capitale, après s'être enfilé un verre de rhum pour se donner du courage (1) : « Mesdames, messieurs et chers collègues, le moment est venu de s'engager dans la voie de la propreté et du progrès moral ! Il faut commencer par extirper le mal à la racine et renoncer au système de la débauche organisée et patentée. Viendra ensuite le nettoyage de la rue et du trottoir », lâche-t-elle. Polémique au Conseil de Paris !

L'intervention de Marthe Richard est aussitôt suivie par celle d'un communiste, Emmanuel Fleury, lequel affirme qu'il s'agit d'une « question de santé, de vie ou de mort ». À l'époque, on craint ? à raison ? que la fermeture des lupanars n'entraîne l'augmentation de la prostitution de rue et les maladies qui vont avec. La presse, elle, ne s'intéresse pas aux débats. Peu consciente que bien des confessions se font sur l'oreiller, et que ces...

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  • borzeixa le jeudi 14 avr 2016 à 08:28

    C'est dommage, j'aurai aimé connaitre ça.

  • manx750 le mercredi 13 avr 2016 à 15:37

    il reste pourtant une maison close : le palais de l'Elysée !