Prostituées en Afrique du Sud : la peur du sida

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Pillules contre le sida à Johannesburg, le 28 novembre 2014.
Pillules contre le sida à Johannesburg, le 28 novembre 2014.

Le pays est celui qui compte le plus de personnes vivant avec le VIH : 7 millions, soit 19,2 % de la population. Les autorités comme les associations ont redoublé d’efforts contre l’épidémie.

Les deux maisons de plain-pied mitoyennes ressemblent à toutes les autres dans ce quartier excentré de Durban (Afrique du Sud). Aucun signe extérieur n’indique aux passants qu’il s’agit de deux bordels appartenant au même propriétaire. A la tombée du jour, les rues environnantes se peuplent de femmes se livrant à la prostitution. Mais ici, les sex workers comme les désignent les ONG et les institutions internationales n’exercent qu’en « intérieur » (indoor par opposition à outdoor, la prostitution de rue).

Frappées du sigle de la TB/HIV Care Association (THCA Association de soin tuberculose/VIH), les deux camionnettes de la « clinique du bien-être » se sont garées à proximité. La dizaine de volontaires associatifs se répartit entre les deux maisons. Ils vont s’entretenir avec les pensionnaires, s’enquérir de leur santé, évoquer les tests de dépistage, leur remettre des préservatifs. Ils vont aussi leur parler de l’utilisation des traitements antirétroviraux à des fins préventives chez les personnes séronégatives à haut risque d’être exposées au VIH (prophylaxie pré-exposition ou PrEP en anglais).

Selon une tradition qui ignore les époques et les frontières, six jeunes femmes sont installées sur les canapés dans le salon proche de l’entrée. D’autres sont dans une arrière-salle et passent le temps comme elles peuvent. Elles sont en tout une vingtaine à travailler dans les deux bâtiments jumeaux.

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