Proposition de loi de Hollande contre la désindustrialisation

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FRANÇOIS HOLLANDE DÉPOSE UNE PROPOSITION DE LOI CONTRE LA DÉSINDUSTRIALISATION
FRANÇOIS HOLLANDE DÉPOSE UNE PROPOSITION DE LOI CONTRE LA DÉSINDUSTRIALISATION

PARIS (Reuters) - François Hollande a déposé lundi une proposition de loi pour lutter contre le démantèlement des entreprises françaises, alors que le président-candidat Nicolas Sarkozy s'est engagé à sauver les hauts-fourneaux d'ArcelorMittal.

La sauvegarde de l'emploi industriel national s'imposant comme l'un des thèmes dominants de la présidentielle, le candidat socialiste, qui est député de Corrèze, avait annoncé vendredi dernier son projet de texte lors d'une visite au site sidérurgique de Florange (Moselle).

La proposition de loi, cosignée par Laurent Fabius et les deux députés PS de la Moselle, Aurélie Filipetti et Michel Liebgott, vise "à garantir la poursuite de l'activité des établissements viables notamment lorsqu'ils sont laissés à l'abandon par leur exploitant".

"Cette loi permettra qu'une entreprise envisageant la fermeture d'un site industriel au sein de son groupe, soit obligée d'examiner toutes les propositions de reprise qui lui sont soumises", a expliqué Benoît Hamon, le porte-parole du PS, lors de son point de presse hebdomadaire.

François Hollande, qui milite pour le "patriotisme industriel", entend ainsi empêcher que "des comportements destructeurs ne déstabilisent des territoires entiers". "Face à la désindustrialisation, le pouvoir actuel a fait assaut de paroles mais peu agi", peut-on lire en préambule de la proposition de loi.

"A l'approche des échéances électorales, ses promesses apparaissent d'autant plus vaines face à l'inquiétude de milliers de salariés", est-il écrit.

Nicolas Sarkozy a déclaré lundi sur RTL que l'Etat était prêt à investir 150 millions d'euros pour relancer l'activité du site de Florange, candidat au projet européen de démonstrateur de capture de CO2 dans la sidérurgie, le projet Ulcos.

Les travaux de l'Assemblée s'interrompant le 6 mars pour cause de campagne électorale et la droite y détenant la majorité absolue, l'initiative de François Hollande a peu de chances d'aboutir.

Emile Picy avec Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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  • chatnour le lundi 27 fév 2012 à 21:10

    qu'un changement de majorité ne puisse pas démolir une mesure prise par un gouvernement précédent : si j'embauche pour 2 ans à certaines conditions d'embauche, nul ne doit pouvoir venir affecter ce contrat ni ses conditions pendant toute sa durée par rapport aux conditions sous le bénéfice desquelles j'ai embauché. Voilà des conditions nécessaires sinon suffisantes ; nous n'en pouvons plus d'être mis à toutes les sauces au gré des humeurs ou promesses des politiques ou des aléas budgétaires !

  • chatnour le lundi 27 fév 2012 à 21:05

    et je me permettrai quelque chose à ce que dit M2614149 que j'approuve : PERENNITE ! Pour avoir l'expérience des entreprises, je peux vous certifier qu : 1) les patrons de PME-PMI ne veulent pas de subventions idiotes ni d'aides quelles qu'elles soient 2)ils veulent que la fiscalité et les prélèvements obligatoires soient équitables et non confiscatoires 3) ils veulent que les mesures prises soient pérennes, que les taux ou les exonérations ne soient pas remis en cause tous les 4 matins !

  • M1617344 le lundi 27 fév 2012 à 19:56

    Mais sait-il seulement ce qu'est une entreprise , mis à part de brailler en défilant avec des grévistes ? !

  • alain29 le lundi 27 fév 2012 à 18:55

    M2614149 : Tout à fait d'accord ! L'entreprise est une grande famille , un bateau où tous sont solidaires ! Sauf que quelques uns voyagent en 1ère et les autres où ils peuvent ! Quand le navire arrive à bon port , les premiers récoltent des stocks options , les autres des miettes ! j'ajoute que lorsque le navire coule les 1ers touchent la galette , les autres ...le fond !

  • M2614149 le lundi 27 fév 2012 à 18:34

    L'état sauveur, l'état providence, je dis stop. Libérer l'économie en baissant l'impôt sur les entreprises et sur les revenus (salarial, patronal) du travail et réduire les dépenses de l'état, voilà la seule politique possible pour faire de la croissance et créer de l'emploi. Le reste, on a vu ce que ça a donné depuis 40 ans.

  • M2614149 le lundi 27 fév 2012 à 18:25

    La mentalité française est-elle adaptable à l'esprit de compétitivité du marché ? Les syndicats se sentent-ils responsables dans leurs agissements ou cherchent-ils encore une lutte des classes complètement désuète et à côté de la plaque ? Les forces antagonistes dans une entreprise suffisent à la faire couler. Ne pas comprendre l'intérêt commun au bon fonctionnement d'une société et suicidaire économiquement.

  • M2614149 le lundi 27 fév 2012 à 18:19

    Le patriotisme industriel ne suffit pas si les entreprises ne sont pas compétitives. C'est une aberration. Pour retrouver le goût de l'entreprise, il faut éduquer et donner envie de créer sa société. Défiscaliser le produit du travail est une première solution. Les professeurs d'économie font la remarque suivante : En France, on encourage l'épargne plutôt que l'investissement dans l'entreprise et la création d'entreprise.

  • M2614149 le lundi 27 fév 2012 à 18:12

    Dans l'économie de marché en perpétuelle évolution, il faut de la réactivité, de l'adaptation au marché, à la technologie, à la concurrence de plus en plus agressive. Il est fini le temps de l'entreprise de grands papa type XIX siècle. Comprendre le marché et s'adapter à la concurrence c'est survivre sinon l'entreprise périclite que l'on veuille ou non. Seule la flexibilité permet de modifier la structure de l'entreprise et l'adapter aux exigences du marché tout en investissant.

  • M2614149 le lundi 27 fév 2012 à 18:01

    L'économie est une guerre sans merci entre les entreprises à travers le monde. Etre naïf sur le fonctionnement de l'économie de marché mondialisée risque de nuire aux succès de nos entreprises. Il faut fonctionner comme un général, avoir une stratégie, faire une étude de marché, connaître sa concurrence ses points forts et faibles et avoir une longueur d'avance sur celle-ci sous peine de se trouver en difficultés. Pour exemple, le cas de NOKIA en téléphonie mobile qui a loupé le smartphone.

  • jfvl le lundi 27 fév 2012 à 18:00

    C'est tout ignorer des lois du marché que de penser qu'un groupe laisserait à l'abandon une unité de production "rentable" dont il pourrait obtenir un bon prix.